Aucun membre du personnel soignant n’a été contaminé par la maladie à virus Ebola dans les 11 zones de santé touchées du Nord-Kivu, où les prestataires de santé appliquent rigoureusement les mesures de prévention depuis l’apparition des premiers cas importés d’Ituri, selon des sources sanitaires.
« La maladie a été importée de l’Ituri, précisément de Mungwalu. Les gens qui fuyaient là-bas ont amené cette maladie ici au Nord-Kivu. Ce sont ces gens qui ont été des cas confirmés. Il n’y a pas longtemps que nous avons des cas contaminés localement. Ces cas sont arrivés quand les médecins, infirmiers et autres intervenants étaient déjà avertis de cette maladie dans la province voisine de l’Ituri », a expliqué Désiré Buyana, chargé de communication à la Division provinciale de la santé du Nord-Kivu.
Selon lui, l’alerte précoce lancée dès l’apparition des premiers cas a permis aux agents de santé de renforcer les mesures de protection dans les structures sanitaires de la province.
« Dès le premier cas confirmé au Nord-Kivu, les personnels soignants se sont rangés en ordre utile pour lutter contre la propagation et la contamination », a-t-il poursuivi.
Dans les centres de santé, hôpitaux et postes médicaux des zones affectées, les prestataires observent strictement les règles d’hygiène, notamment le lavage régulier des mains, le port des équipements de protection individuelle et le contrôle systématique des personnes présentant des symptômes suspects.
Les autorités sanitaires saluent cette vigilance qui contribue à limiter les risques de contamination parmi les professionnels de santé, souvent considérés comme les plus exposés lors des flambées épidémiques.
À la date du 26 juin, le Nord-Kivu enregistrait un cumul de 84 cas confirmés de maladie à virus Ebola, dont 48 décès. Malgré cette évolution de l’épidémie, aucun cas de contamination du personnel soignant n’avait été signalé dans les zones concernées.
Cette situation contraste avec celle observée lors de la 10ᵉ épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo, dont l’épicentre se trouvait à Mangina, dans le territoire de Beni, à environ 30 kilomètres à l’ouest de la ville de Beni.
Au cours de cette flambée, plusieurs prestataires de santé avaient été infectés, poussant les autorités sanitaires à renforcer durablement les dispositifs de prévention aujourd’hui appliqués dans l’ensemble des structures médicales du Nord-Kivu.
La rédaction

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