Maniema : un député national dénonce des barrières illégales érigées par des agents de sécurité

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Des cas présumés de tracasseries impliquant des éléments de la Police de circulation routière et des FARDC ont été dénoncés vendredi à Kailo-centre, en territoire de Kailo, au Maniema, où trois barrières auraient été installées pour percevoir illégalement de l’argent auprès de la population locale.

« Des éléments de la Police de circulation routière, PCR, et des FARDC auraient érigé trois barrières à Kailo-centre pour une perception illégale de l’argent de la population. Je déplore cette situation qui pèse lourdement sur la vie de mes électeurs du chef-lieu de Kailo », a déclaré Patrick Amisi Lupia, député national élu de la circonscription électorale de Kailo,.

Selon l’élu, plusieurs habitants se plaignent de paiements imposés sur différents points de passage du centre de Kailo. Une situation qui, d’après lui, accentue davantage les difficultés socioéconomiques auxquelles fait face la population du territoire.

Patrick Amisi Lupia estime que ces pratiques constituent une violation des droits des citoyens et nuisent aux efforts de restauration de l’autorité de l’État. Il affirme que les auteurs de ces actes doivent être identifiés et sanctionnés conformément à la loi.

Profitant de cette dénonciation, le député national a lancé un appel aux autorités civiles et militaires afin qu’elles interviennent rapidement pour mettre un terme à ces perceptions qu’il qualifie d’illégales.

« J’appelle les autorités compétentes à prendre des mesures urgentes pour protéger la population contre toute forme de rançonnement. Les services concernés doivent diligenter des enquêtes afin d’établir les responsabilités et de restaurer l’autorité de l’État dans le respect de la loi et des droits des citoyens », a-t-il insisté,.

Aucune réaction officielle des responsables locaux de la Police de circulation routière ou des FARDC n’était encore disponible au moment de la rédaction de cet article. Les habitants espèrent désormais que les dénonciations portées par leur représentant aboutiront à des mesures concrètes.

Les accusations de tracasseries et de barrières illégales sont récurrentes dans plusieurs territoires du Maniema. À diverses reprises, les autorités provinciales et nationales ont promis de lutter contre ces pratiques dénoncées par les opérateurs économiques, les transporteurs et les organisations citoyennes comme un frein aux activités économiques et à la libre circulation des personnes et des biens.

Rédaction

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