Ebola en Ituri : 7 autres patients dont un enfant de 16 mois déclarés guéris au CTE de Rwampara

Posted on

Enfin, la souche Bundibugio d’Ebola devient guérissable. Jusqu’ici aucune vaccine ni traitement spécifique n’existent pour cette couche du virus. Pourtant 7 nouveaux patients ont franchi le cap de la guérison. C’est un signal fort pour Rwampara et toute la province de l’Ituri. Le centre de traitement de Rwampara, situé à une dizaine de kilomètres au sud-ouest de Bunia, a enregistré 7 sorties de patients guéris ce 16 juin 2026.

Leur état de santé, jugé stable après plusieurs tests négatifs, a permis leur retour dans la communauté. Parmi les guéris figure un enfant de seulement 16 mois. Il avait contaminé sa propre mère, médecin au centre de santé de Lengabo et à la clinique Gloria. L’histoire mère-fils illustre à quel point la transmission familiale reste le maillon le plus fragile de l’épidémie.

La présentation officielle des guéris s’est tenue en présence du chef du groupement Tsere, du médecin chef de zone de Rwampara et du médecin directeur de l’hôpital local. L’objectif : montrer aux habitants que la guérison est possible même sans médicament, et briser la peur du centre de traitement.

Avec ces 7 nouveaux cas, le compteur monte à 47 personnes guéries d’Ebola en Ituri depuis le début de l’épidémie. Chaque sortie est suivie de près par les équipes, car la période post-guérison reste sensible.

L’avertissement du MCZ/Rwampara Dr Bassara Mugisa Patrick

Le médecin chef de zone, Bassara Mugisa Patrick, a prévenu : « Si les patients sortis guéris ne respectent pas les mesures d’hygiène, ils peuvent être recontaminés et le risque de décès devient grave ». Il insiste sur le lavage des mains, l’isolement temporaire et l’absence de contacts physiques étroits.

Au nom des autorités, le chef du groupement Tsere lance un message aux jeunes : ne plus s’attaquer aux équipes de riposte. Quand les malades fuient le centre par peur, ils propagent le virus dans les villages. La violence contre les soignants aggrave directement la transmission.

Batagura Zamundu rappelle la règle d’or pour survivre au Bundibugio : venir à l’hôpital dès les premiers signes. Fièvre, diarrhée, fatigue intense, saignements… Une prise en charge précoce des symptômes sauve des vies, même sans vaccin ni médicament spécifique à ce jour.

Tout a commencé le 15 mai dernier en Ituri. Depuis, la chaîne de transmission ne s’est pas arrêtée. Les équipes tracent encore les contacts et isolent les cas suspects pour casser la propagation dans les zones rurales autour de Bunia. Aujourd’hui, l’Ituri dépasse les 600 cas confirmés d’Ebola Bundibugio. Des décès ont été enregistrés, mais le taux de guérison grimpe grâce à la prise en charge symptomatique. L’enjeu reste le même : confiance, alerte précoce et respect strict des mesures barrières.

Nickson Manzekele

  • Share

0 Comments

Leave a comment