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RDC : Ebola fait 2 272 morts dans 6 provinces, l’Église catholique renforce les mesures sanitaires

L’épidémie de maladie à virus Ebola a déjà fait 2 272 morts sur 4 843 cas confirmés en République démocratique du Congo, selon le rapport publié samedi 15 août 2026, alors que l’Église catholique de Butembo-Beni renforce les mesures préventives face à la propagation de la maladie.

Selon le dernier rapport de situation de l’Institut national de santé publique, l’épidémie touche 6 provinces de la RDC : l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Bas-Uélé, le Haut-Uélé et la Tshopo.

Le bilan fait état de 4 843 cas confirmés et de 2 272 décès, soit un taux de létalité de 46,9 %. Par ailleurs, 1 006 patients se sont rétablis, tandis que 777 autres personnes restent en isolement ou hospitalisées.

L’Ituri demeure la province la plus affectée. Sur les 36 zones de santé que compte cette province située dans le nord-est de la RDC, 28 sont concernées par l’épidémie.

Face à cette situation sanitaire préoccupante, le diocèse de Butembo-Beni, dans la province du Nord-Kivu, à l’est de la RDC, a décidé de suspendre jusqu’à nouvel ordre les messes de suffrages célébrées avec la présence du corps du défunt.

Cette mesure concerne notamment les zones de Butembo et de Beni, considérées comme des secteurs particulièrement surveillés dans le cadre de la riposte contre Ebola.

Dans un communiqué pastoral intitulé « Ensemble pour arrêter la propagation de la maladie à virus Ebola », Mgr Melshicedech Sikuli, évêque du diocèse de Butembo-Beni, appelle les fidèles et l’ensemble de la population à renforcer les précautions.

« Compte tenu de la flambée des cas des malades, notamment, à Butembo et ses environs ainsi qu’à Beni et ses environs, j’invite tous les fidèles catholiques et toutes les personnes de bonne volonté à redoubler d’efforts pour arrêter la propagation de la maladie à virus Ebola. À cet effet, je recommande vivement la suspension jusqu’à nouvel ordre des messes des funérailles avec les corps du défunt à l’église », a déclaré l’évêque dans le document.

Des mesures renforcées dans les lieux de culte

L’autorité ecclésiastique recommande également l’installation de dispositifs de lavage des mains à l’entrée des églises, sanctuaires, chapelles et autres lieux de rassemblement.

Les fidèles et les visiteurs sont invités à se laver les mains avec de l’eau et du savon ou à utiliser un désinfectant avant d’accéder aux célébrations.

Le diocèse préconise aussi la remise des quêtes et offrandes après la communion. La suspension jusqu’à nouvel ordre des grandes assemblées dans certains sanctuaires diocésains et autres lieux de rassemblement figure également parmi les mesures annoncées.

L’évêque appelle par ailleurs la population à soutenir les équipes engagées dans la riposte sanitaire.

« Je félicite ainsi le personnel soignant engagé dans la riposte et j’invite toute la population à lui prêter main forte afin de protéger la santé publique et sauver la vie qui est sacrée », a poursuivi Mgr Sikuli.

La riposte progressivement renforcée

Selon le rapport de l’Institut national de santé publique publié le samedi 15 août 2026, la riposte contre Ebola connaît progressivement un renforcement de ses dispositifs. Un nouveau centre de traitement a notamment été inauguré à Mongbwalu, dans la province de l’Ituri.

Le suivi des contacts atteint désormais 83,2 %, un indicateur considéré comme essentiel pour identifier rapidement les personnes susceptibles d’avoir été exposées au virus et limiter les chaînes de transmission.

Dans le Nord-Kivu, les structures sanitaires de Beni et de Butembo restent particulièrement mobilisées. Les acteurs de santé signalent toutefois des difficultés logistiques et financières, notamment pour soutenir les relais communautaires chargés de sensibiliser la population.

Les professionnels de santé insistent également sur l’orientation rapide de toute personne présentant des signes suspects vers une structure de prise en charge. Ils recommandent le respect des mesures d’hygiène et la réduction des risques de transmission dans les transports et les lieux de forte concentration humaine.

Une situation qui reste préoccupante dans l’Est de la RDC

Le Nord-Kivu, province située dans l’est de la République démocratique du Congo, partage notamment une frontière avec l’Ouganda et se trouve au nord du Sud-Kivu. La ville de Butembo se situe au nord de Goma, tandis que Beni se trouve plus au nord, dans une zone proche de la frontière ougandaise.

Le bilan communiqué le samedi 15 août 2026 rappelle l’ampleur de la crise sanitaire : 4 843 cas confirmés, 2 272 décès, 1 006 guérisons et 777 personnes encore isolées ou hospitalisées dans les 6 provinces touchées. L’Ituri, avec 28 zones de santé affectées sur 36, demeure le principal foyer de l’épidémie.

La suspension des messes funéraires avec présence des corps constitue ainsi l’une des nouvelles mesures prises localement pour réduire les risques de transmission, alors que les autorités sanitaires poursuivent la surveillance et la prise en charge des cas dans les différentes zones affectées.L’épidémie de maladie à virus Ebola a déjà fait 2 272 morts sur 4 843 cas confirmés en République démocratique du Congo, selon le rapport publié samedi 15 août 2026, alors que l’Église catholique de Butembo-Beni renforce les mesures préventives face à la propagation de la maladie.

Selon le dernier rapport de situation de l’Institut national de santé publique, l’épidémie touche 6 provinces de la RDC : l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Bas-Uélé, le Haut-Uélé et la Tshopo.

Le bilan fait état de 4 843 cas confirmés et de 2 272 décès, soit un taux de létalité de 46,9 %. Par ailleurs, 1 006 patients se sont rétablis, tandis que 777 autres personnes restent en isolement ou hospitalisées.

L’Ituri demeure la province la plus affectée. Sur les 36 zones de santé que compte cette province située dans le nord-est de la RDC, 28 sont concernées par l’épidémie.

Face à cette situation sanitaire préoccupante, le diocèse de Butembo-Beni, dans la province du Nord-Kivu, à l’est de la RDC, a décidé de suspendre jusqu’à nouvel ordre les messes de suffrages célébrées avec la présence du corps du défunt.

Cette mesure concerne notamment les zones de Butembo et de Beni, considérées comme des secteurs particulièrement surveillés dans le cadre de la riposte contre Ebola.

Dans un communiqué pastoral intitulé « Ensemble pour arrêter la propagation de la maladie à virus Ebola », Mgr Melshicedech Sikuli, évêque du diocèse de Butembo-Beni, appelle les fidèles et l’ensemble de la population à renforcer les précautions.

« Compte tenu de la flambée des cas des malades, notamment, à Butembo et ses environs ainsi qu’à Beni et ses environs, j’invite tous les fidèles catholiques et toutes les personnes de bonne volonté à redoubler d’efforts pour arrêter la propagation de la maladie à virus Ebola. À cet effet, je recommande vivement la suspension jusqu’à nouvel ordre des messes des funérailles avec les corps du défunt à l’église », a déclaré l’évêque dans le document.

Des mesures renforcées dans les lieux de culte

L’autorité ecclésiastique recommande également l’installation de dispositifs de lavage des mains à l’entrée des églises, sanctuaires, chapelles et autres lieux de rassemblement.

Les fidèles et les visiteurs sont invités à se laver les mains avec de l’eau et du savon ou à utiliser un désinfectant avant d’accéder aux célébrations.

Le diocèse préconise aussi la remise des quêtes et offrandes après la communion. La suspension jusqu’à nouvel ordre des grandes assemblées dans certains sanctuaires diocésains et autres lieux de rassemblement figure également parmi les mesures annoncées.

L’évêque appelle par ailleurs la population à soutenir les équipes engagées dans la riposte sanitaire.

« Je félicite ainsi le personnel soignant engagé dans la riposte et j’invite toute la population à lui prêter main forte afin de protéger la santé publique et sauver la vie qui est sacrée », a poursuivi Mgr Sikuli.

La riposte progressivement renforcée

Selon le rapport de l’Institut national de santé publique publié le samedi 15 août 2026, la riposte contre Ebola connaît progressivement un renforcement de ses dispositifs. Un nouveau centre de traitement a notamment été inauguré à Mongbwalu, dans la province de l’Ituri.

Le suivi des contacts atteint désormais 83,2 %, un indicateur considéré comme essentiel pour identifier rapidement les personnes susceptibles d’avoir été exposées au virus et limiter les chaînes de transmission.

Dans le Nord-Kivu, les structures sanitaires de Beni et de Butembo restent particulièrement mobilisées. Les acteurs de santé signalent toutefois des difficultés logistiques et financières, notamment pour soutenir les relais communautaires chargés de sensibiliser la population.

Les professionnels de santé insistent également sur l’orientation rapide de toute personne présentant des signes suspects vers une structure de prise en charge. Ils recommandent le respect des mesures d’hygiène et la réduction des risques de transmission dans les transports et les lieux de forte concentration humaine.

Une situation qui reste préoccupante dans l’Est de la RDC

Le Nord-Kivu, province située dans l’est de la République démocratique du Congo, partage notamment une frontière avec l’Ouganda et se trouve au nord du Sud-Kivu. La ville de Butembo se situe au nord de Goma, tandis que Beni se trouve plus au nord, dans une zone proche de la frontière ougandaise.

Le bilan communiqué le samedi 15 août 2026 rappelle l’ampleur de la crise sanitaire : 4 843 cas confirmés, 2 272 décès, 1 006 guérisons et 777 personnes encore isolées ou hospitalisées dans les 6 provinces touchées. L’Ituri, avec 28 zones de santé affectées sur 36, demeure le principal foyer de l’épidémie.

La suspension des messes funéraires avec présence des corps constitue ainsi l’une des nouvelles mesures prises localement pour réduire les risques de transmission, alors que les autorités sanitaires poursuivent la surveillance et la prise en charge des cas dans les différentes zones affectées.

ELISE KANT

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