L’enlèvement d’une femme et de sa fille testée positive à Ebola a été signalé lundi 15juin soir au Centre hospitalier adventiste de Mutiri à Butembo, au Nord-Kivu, lorsque des hommes armés d’armes blanches les ont emportées afin d’empêcher leur transfert vers un centre spécialisé.
« Quiconque détiendrait des informations sur Mme Zawadi Manacée et sa fille Christelle Kavusho est prié de contacter immédiatement les services de santé ou de sécurité les plus proches. L’objectif est de retrouver Christelle pour assurer sa prise en charge et couper la chaîne de transmission », indique un avis de recherche lancé par la Coordination provinciale de la riposte contre la maladie à virus Ebola au Nord-Kivu.
Selon les informations communiquées par les autorités sanitaires, les faits se sont produits aux environs de 22 heures au Centre hospitalier adventiste Mutiri As Wanamahika, situé dans la zone de santé de Katwa, en ville de Butembo.
D’après la Coordination provinciale de la riposte, des individus porteurs d’armes blanches auraient fait irruption dans l’établissement sanitaire avant de retirer de force Mme Zawadi Manacée et sa fille Christelle Kavusho, âgée de six ans et demi.
Les services de santé précisent que l’enfant avait été prélevée dans l’aire de santé de Vutike/Furu, dans la zone de santé de Butembo, avant d’être déclarée positive à la maladie à virus Ebola. Son transfert vers un Centre de traitement Ebola (CTE) avait été recommandé afin de lui garantir une prise en charge appropriée.
Face à cette situation, les autorités sanitaires ont lancé un avis de recherche urgent afin de retrouver les deux personnes ainsi que leurs éventuels contacts. Elles redoutent notamment les risques de propagation de la maladie dans la communauté si la fillette ne bénéficie pas rapidement des soins nécessaires.
Le dernier domicile connu de la mère et de l’enfant se situe au quartier Kituku, cellule Mulekya, dans la commune Mususa à Butembo. Les équipes sanitaires et sécuritaires poursuivent leurs recherches pour localiser les personnes concernées.
Les responsables de la riposte rappellent qu’Ebola demeure une maladie grave mais dont les chances de guérison augmentent considérablement lorsque la prise en charge intervient précocement. Ils appellent la population à collaborer avec les services compétents afin de protéger les familles contre toute nouvelle contamination.
Le Nord-Kivu a déjà été confronté à plusieurs épisodes de la maladie à virus Ebola au cours des dernières années.
Entre 2018 et 2020, la province avait enregistré l’une des plus importantes épidémies de son histoire, ayant causé plus de 2 200 décès selon les données sanitaires, avant sa déclaration officielle de fin. Depuis lors, les autorités maintiennent un dispositif de surveillance pour prévenir toute résurgence de la maladie.
La rédaction

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