Mambasa : 18 corps découverts depuis plus de 2 semaines attendent toujours leur enterrement

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L’Organisation non gouvernementale de défense des droits humains PROTECTION PLUS a exprimé une nouvelle fois sa profonde indignation face à la situation sécuritaire et humanitaire alarmante qui sévit dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri.

Dans une déclaration rendue publique ce lundi 8 juin 2026, l’organisation s’est particulièrement préoccupée du sort réservé aux dix-sept corps sans vie découverts le 23 mai dernier au village Kidini, cellule Mongalyema, groupement Andifele, dans la chefferie des Walese-Karo. Selon cette structure de défense des droits humains, les dépouilles n’ont toujours pas été inhumées plus de deux semaines après leur découverte.

Pour PROTECTION PLUS, cette situation constitue une grave atteinte à la dignité humaine et reflète l’ampleur de la crise sécuritaire qui continue de frapper plusieurs localités du territoire de Mambasa. L’organisation rappelle que les victimes auraient été tuées lors d’attaques attribuées aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF), actifs dans cette partie de l’Ituri.

Face à cette situation jugée inacceptable, l’ONGDH condamne le retard prolongé observé dans l’organisation des funérailles, exige des autorités compétentes une prise en charge urgente et sécurisée des corps, appelle à la protection des sites concernés et réitère sa demande d’un renforcement significatif des dispositifs sécuritaires dans la région.

« Le respect des morts est un devoir fondamental de toute société civilisée », souligne PROTECTION PLUS, estimant que le maintien de corps sans sépulture inflige une double peine aux familles endeuillées et à l’ensemble de la communauté locale déjà éprouvée par les violences armées.

Cette nouvelle dénonciation intervient alors que le territoire de Mambasa continue d’enregistrer de nombreux cas de violences attribuées aux groupes armés. Au cours des derniers mois, plusieurs alertes similaires ont été lancées par les acteurs de la société civile concernant des massacres de civils et des déplacements massifs de populations, illustrant une dégradation persistante de la situation sécuritaire dans cette partie de l’Ituri.

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