Ituri : L’OMS tire la sonnette d’alarme sur la situation sanitaire préoccupante suite à l’insécurité

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L’Organisation mondiale de la santé s’inquiète de la dégradation rapide de la situation sanitaire dans la province de l’Ituri, en RDC. Sa représentante pays ad intérim, Anne Ancia, a rencontré ce mercredi 13 mai le gouverneur militaire de la province, le lieutenant-général Luboya N’kashama Johnny, pour faire le point sur l’urgence humanitaire.

La visite intervient dans un contexte tendu. Au 30 juin 2025, la province comptait 1,56 million de déplacés internes selon OCHA. Les violences armées se sont intensifiées ces dernières semaines, compliquant l’accès humanitaire et fragilisant encore les services de base.

Des structures de santé à l’arrêt

La conséquence directe se lit sur le terrain sanitaire. Dans la zone de santé de Nizi, 9 structures médicales sur 12 sont devenues inopérantes. Sans soins, des milliers de personnes se retrouvent exposées aux épidémies et aux complications de maladies pourtant évitables.

La situation nutritionnelle est tout aussi préoccupante. À la fin avril 2025, la suspension de programmes par des ONG a laissé plus de 82 000 personnes en situation nutritionnelle alarmante dans les territoires de Mahagi et Aru. Parmi elles, des enfants de moins de 5 ans, des femmes enceintes et allaitantes souffrant de malnutrition aiguë sévère et modérée. ddfb

L’OMS n’a pas détaillé les mesures arrêtées à l’issue de la rencontre, mais affirme poursuivre son appui en coordination avec les autorités provinciales. L’objectif reste de répondre aux besoins urgents en soins, en nutrition et en prévention des épidémies.

Les autorités sanitaires locales alertent sur la discontinuité des soins nutritionnels due au retrait de partenaires pour manque de financement. Elles appellent à l’intervention rapide d’autres organisations pour éviter une résurgence des cas de malnutrition aiguë déjà observée fin 2024. ddfb

En tant que responsable intérimaire de l’OMS en RDC, Anne Ancia coordonne la réponse sur le terrain. Son déplacement en Ituri montre la volonté de l’agence de maintenir le dialogue avec les autorités militaires et civiles pour garantir un minimum d’accès aux soins dans une province sous pression.

Rédaction

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