Kinshasa : des miliciens Mobondo tuent un couple à la machette sur la RN1

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Deux civils ont été tués à coups de machette mardi 13mai dans une ferme située à Nkuya Pembe, dans la commune de Maluku à Kinshasa, lors d’une nouvelle attaque attribuée aux miliciens Mobondo, tandis que trois autres personnes ont été grièvement blessées, selon les autorités locales et militaires.

« J’avais un mort et trois cas de blessés graves qui sont maintenant à l’hôpital général de référence de Maluku », a déclaré le bourgmestre de Maluku, Alexis Mampa-Mondoni.
Les victimes seraient un couple surpris par des assaillants armés de machettes.

Les Forces armées de la République démocratique du Congo attribuent cette incursion à des combattants réfractaires au processus de désarmement lancé après l’arrestation du chef milicien B-52. Les services de sécurité poursuivent les opérations de traque dans plusieurs villages du plateau de Bateke.

Le bourgmestre Alexis Mampa-Mondoni affirme que la menace reste présente dans certaines entités de sa juridiction. Selon lui, des alertes ont encore été signalées dans la matinée à Bakana, toujours sur la RN1.

« Le chef du quartier vient de m’appeler pour signaler des menaces dans des villages proches de Mbakana. Nous réclamons toujours la paix au plateau des Bateke », a-t-il expliqué.

Du côté du gouvernement central, le ministre délégué à la Défense chargé des anciens combattants, Eliezer Tambwe, annonce l’ouverture d’enquêtes afin d’établir les circonstances exactes de ces violences.

« Nous sommes au courant de cette situation que nous déplorons profondément et nous travaillons avec les services compétents pour clarifier les faits », a-t-il affirmé.

Le ministre précise cependant que les premiers éléments recueillis ne permettent pas encore de confirmer qu’il s’agisse d’un affrontement intercommunautaire entre Teke et Yaka.

« Selon les premières informations, les victimes et certaines personnes impliquées appartiendraient à une même communauté. Nous ne voulons pas attribuer systématiquement chaque crime au phénomène Mobondo sans preuves claires », a-t-il ajouté.

Les autorités estiment néanmoins que des actes de sabotage continuent d’être orchestrés par certains groupes armés malgré les efforts engagés pour restaurer l’autorité de l’État dans cette partie de Kinshasa.

Depuis plusieurs mois, les violences dans le plateau des Bateke ont déjà causé la mort de centaines de civils et provoqué d’importants déplacements des populations entre Kinshasa, le Maï-Ndombe et le Kwango. Malgré les opérations militaires et plusieurs initiatives de désarmement, des attaques sporadiques continuent d’être signalées dans les villages situés le long de la RN1.

La rédaction

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