Les pluies diluviennes qui s’abattent actuellement sur le territoire de Rutshuru perturbent les travaux de battage des haricots et impactent les activités socio-économiques des cultivateurs de Kiwanja notamment. Ces derniers évoquent l’impraticabilité des routes de desserte agricole, ce qui ne leur permet pas de sortir leurs récoltes des champs vers leurs domiciles.
Selon des cultivateurs de la place, c’est un calvaire sur plusieurs tronçons routiers, comme par exemple à Kitoboko sur le tronçon Kiwanja-Kahunga, ainsi qu’à Budafa et Kakono, où les bourbiers sont nombreux. Ils révèlent que la route se trouve dans un état de délabrement très avancé, de telle sorte que plusieurs motos chargées venant de Kahunga, Budafa et Kakono peinent à traverser les bourbiers.
Ils évoquent une impraticabilité indescriptible, surtout sur les axes Kiwanja-Butembo et Kiwanja-Ishasha, où au moins un véhicule se renverse par jour sur ces tronçons.
« Les motos ont du mal à passer. Quand une moto veut traverser, elle se heurte à des difficultés et les bagages tombent dans les bourbiers. Les véhicules également se renversent. Beaucoup de cultivateurs souffrent déjà d’entorses ou de luxations. Une fois passés entre les arbres, ceux-ci déchirent les sacs et les haricots se déversent sur la route. C’est vraiment une grande perte », fait savoir Katsuva Semida, l’un des porte-parole des cultivateurs de Kiwanja.
Suite à cette situation, les produits champêtres connaissent une hausse vertigineuse dans la région, pourtant confrontée à une importante crise financière.
D’après des informations en notre possession, un sac de haricots verts, communément appelé « Mamadou », se négocie à ce jour entre 100 et 120 dollars, alors qu’il se vendait il y a peu entre 70 et 80 dollars. Un manque à gagner qui doit interpeller les autorités sur cette question, estiment plusieurs observateurs.
Victoire Muliwavyo

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