Le dialogue national inclusif a été présenté comme une voie incontournable pour rétablir une paix durable dans l’est de la République démocratique du Congo, lors d’une conférence de presse animée vendredi à Kinshasa par le président de l’Engagement pour la citoyenneté et le développement (ECiDé), Martin Fayulu.
« Des milliers de Congolais meurent chaque jour à cause de la guerre imposée à la RDC par Paul Kagame et ses alliés. Il devient urgent que les Congolais se mettent ensemble pour trouver des solutions idoines. Pendant ce temps, les massacres continuent dans l’est du pays. Voilà pourquoi nous demandons ce dialogue parce qu’aujourd’hui nous avons besoin de solutions concrètes. Pourtant, sans dialogue sincère, aucun progrès durable n’est possible. La situation est trop grave », a déclaré l’opposant Martin Fayulu.
Face à la dégradation persistante de la situation sécuritaire dans les provinces de l’Est, le leader de l’ECiDé estime que les réponses individuelles ou partisanes ne suffisent plus pour sortir le pays de la crise. Selon lui, seule une approche collective impliquant toutes les composantes nationales peut permettre de dégager des solutions durables.
« Nous parlons des priorités nationales, et parmi ces priorités, personne ne peut agir seul. Nous devons nous réunir », a insisté le président du parti d’opposition ECiDé, plaidant pour un cadre de concertation réunissant toutes les sensibilités politiques, y compris celles aux positions divergentes.
Martin Fayulu a également exhorté la classe politique congolaise à faire preuve de responsabilité et de patriotisme, en privilégiant l’intérêt supérieur de la Nation. Le candidat malheureux à la présidentielle de 2023 a souligné que les décisions prises aujourd’hui auront un impact direct sur les générations futures, appelant ainsi les dirigeants à adopter une vision tournée vers l’avenir.
Interrogé sur sa récente rencontre avec le Président de la République Félix Tshisekedi, l’opposant a affirmé ne nourrir aucun regret quant à cette démarche, malgré l’absence d’avancées concrètes à ce jour.
« Félix Tshisekedi est mon frère. Nous sommes Congolais et je ne regrette pas de l’avoir rencontré. Mais je regrette qu’il n’ait pas encore tenu les promesses qu’il m’avait faites lors de notre rencontre. Parmi les points à l’ordre du jour, je lui ai également demandé pourquoi il tardait à rencontrer les évêques et les prêtres », a-t-il expliqué.
Pour rappel, le 5 juin 2025, Martin Fayulu avait été reçu par le Chef de l’État au Palais de la Nation, à Kinshasa. Les échanges entre les deux personnalités avaient notamment porté sur la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC, la situation sociopolitique du pays ainsi que les différentes initiatives visant à favoriser un dialogue national inclusif.
LA REDACTION

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