Rutshuru: mauvaise utilisation des moustiquaires à Kiwanja, les chercheurs tirent la sonnette d’alarme

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Des chercheurs en santé de Kiwanja déplorent l’utilisation inappropriée des moustiquaires imprégnées d’insecticide par les habitants de cette agglomération du territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu.

Au lieu d’utiliser les moustiquaires pour se protéger des moustiques, plusieurs habitants les emploient à d’autres fins dans cette zone où le paludisme est endémique, regrettent ces derniers.

Jean-Pierre Mbuheki, l’un d’entre eux, dit avoir constaté que, depuis un certain temps, de nombreuses personnes utilisent ces moustiquaires, usées ou neuves, dans la construction de leurs maisons. Elles les coupent pour en faire des cordes afin de faciliter la liaison des roseaux aux arbres, une pratique pourtant néfaste dans la mesure où elle expose de nombreuses familles au paludisme et entrave les efforts de riposte.

« Les conséquences sont néfastes. C’est peut-être par ignorance qu’ils sont en train de faire cet usage abusif de ces moustiquaires, puisque ces dernières nous protègent contre les moustiques anophèles qui transmettent le paludisme », déplore-t-il.

Il y a lieu d’envisager une autre alternative

Face à cette situation, ce chercheur et professionnel de la santé conseille aux habitants de la région d’utiliser d’anciennes cordes dans la construction de leurs maisons afin de ne pas s’exposer davantage au paludisme.

« Les habitants devraient songer à d’autres alternatives, comme les tissus jetés par les tailleurs lorsqu’ils cousent des habits. Ils peuvent aussi recourir à d’anciennes cordes utilisées, par exemple, celles provenant des bananiers. Bien sûr, ces cordes peuvent sembler moins efficaces, mais ils ignorent que ces moustiquaires leur sont destinées pour se protéger contre le paludisme », ajoute notre source.

Il sied de signaler que rares sont les habitants qui dorment sous moustiquaire dans l’agglomération de Kiwanja, au motif que celles-ci leur donnent de la chaleur, selon certains témoignages.

Le paludisme, causé par des parasites du genre Plasmodium et transmis par les piqûres de moustiques infectés, demeure un problème majeur de santé publique, en particulier dans les régions tropicales et subtropicales.

L’OMS lui consacre une Journée mondiale observée le 25 avril de chaque année. Cette journée vise à mobiliser les gouvernements, les organisations de santé et la société civile afin de renforcer les efforts de prévention, de diagnostic et de traitement.

Victoire Muliwavyo

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