La ville de Lubumbashi, chef-lieu de la province du Haut-Katanga dans le sud-est de la République démocratique du Congo, fait face à une flambée des prix de l’essence, alimentée par des perturbations dans l’approvisionnement et la fermeture temporaire de plusieurs stations-service.
Dans la quasi-totalité des stations du centre-ville encore opérationnelles, le litre d’essence est passé de 3.300 francs congolais à environ 4.000 francs congolais, soit une hausse significative en quelques jours.
Certaines stations, notamment Taksan TC Station, MBP Station Msiri 24/24 et Petro Sil, ont été contraintes de suspendre temporairement leurs activités, accentuant la pression sur les points de vente restants.
Cette situation a favorisé l’émergence d’une spéculation sur le marché informel. Chez les revendeurs de rue, communément appelés « Kadhafi », le litre d’essence se négocie désormais entre 4.000 et 5.000 francs congolais, soit une augmentation estimée à près de 25 % par rapport aux prix habituellement pratiqués. Dans certains cas, 5 litres d’essence s’échangent entre 20.000 et 25.000 francs congolais.
« Avant, nous achetions 20 litres d’essence à 52.000 francs congolais. Aujourd’hui, ce même volume nous coûte 71.000 francs congolais », a témoigné un revendeur de carburant.
Depuis plus d’une semaine, les stations-service de la ville fonctionnaient déjà de manière irrégulière, alternant entre ouvertures partielles et réduction des heures de service. Selon plusieurs observateurs, ces perturbations progressives ont contribué à la tension actuelle sur le marché du carburant.
À ce stade, aucune communication officielle n’a été faite par les autorités locales pour expliquer les causes exactes de ces dysfonctionnements ni pour détailler les mesures envisagées afin de rétablir une situation normale.
La rédaction

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