Ituri : La flambée d’Ebola inquiète à Bunia et Rwampara, Mungwalu respire enfin

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L’Ituri reste au cœur de la tempête. La situation épidémiologique dans la province ne s’améliore pas et le virus Ebola continue de circuler activement. Les équipes médicales sont mobilisées 24h/24 pour contenir la propagation.

Le constat est alarmant à Bunia et à Rwampara. Selon le Professeur Pierre Akilimali Zalagile, qui pilote la riposte en RDC, ces deux zones de santé notifient actuellement entre 100 et 150 nouveaux cas confirmés chaque semaine.

Le rythme d’augmentation est ce qui préoccupe le plus. L’incidence double tous les 20 à 25 jours. Une vitesse qui risque de dépasser les capacités locales si des renforts ne sont pas rapidement déployés. Heureusement, tout n’est pas sombre. À Mungwalu, dans le territoire de Djugu, la courbe s’infléchit. Grâce à l’intensification de la riposte, l’épidémie commence à se stabiliser et enregistre même un recul.

Cette amélioration à Mungwalu est le fruit d’un travail de terrain : sensibilisation de proximité, suivi rigoureux des contacts, et prise en charge plus rapide des malades. Un exemple que les autres zones veulent dupliquer.

Mais la province paie encore un lourd tribut. Le taux de mortalité reste élevé. Deux raisons principales : des décès surviennent encore au sein des communautés et beaucoup de patients arrivent trop tard dans les structures de soins.

Sur le plan national, l’Ituri porte le poids de l’épidémie. 90 % des cas recensés en RDC sont concentrés dans 5 zones de santé : Bunia, Rwampara, Mungwalu, Nizi et Nyakunde.

Face à l’urgence, les autorités sanitaires adressent un message clair à la population. Il faut signaler immédiatement tout cas suspect. Ne pas attendre, ne pas se soigner à la maison.

Elles insistent aussi sur le respect des mesures barrières. Lavage des mains, éviter les contacts directs, et suivre les recommandations des équipes de riposte. Chaque geste peut empêcher une nouvelle contamination.

Dernier appel : vigilance contre les fausses informations. Les rumeurs et la désinformation freinent la lutte et mettent des vies en danger. Seules les informations issues des canaux officiels doivent guider les comportements pour stopper Ebola en Ituri.

Nickson Manzekele

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