Dans la zone de santé de Kalonge, Kalehe (Sud-Kivu), République démocratique du Congo, les travaux de construction du Bureau central de zone de santé (BCZ), infrastructure clé pour la coordination des activités sanitaires, sont à l’arrêt, ont indiqué des sources sanitaires locales.
Au-delà d’un chantier inachevé, cette interruption met en évidence des défis structurels liés à la gouvernance du système de santé, à la mobilisation des ressources et à la dépendance aux financements extérieurs, dans un contexte marqué par des contraintes logistiques et sécuritaires.
Le projet, porté par les autorités sanitaires locales, devait permettre de doter la zone d’un cadre administratif et technique capable de centraliser les données sanitaires, d’assurer la supervision des structures périphériques et de renforcer la coordination des interventions médicales. Malgré les efforts engagés, les travaux sont suspendus faute de matériaux.
Dans une déclaration, le médecin chef de zone, le Dr David Mulongo Musafiri, a appelé les partenaires techniques et financiers, les autorités locales et les communautés à un appui urgent pour relancer le chantier.
« Le Bureau central n’est pas un luxe, mais une nécessité. Il constitue le noyau organisationnel de la zone de santé. Son absence compromet sérieusement la coordination et l’efficacité de nos interventions », a-t-il déclaré.
Selon des sources proches du dossier, l’interruption est principalement liée à l’insuffisance de matériaux de construction, notamment le ciment, le sable, le gravier et les tôles, illustrant la forte dépendance des projets locaux aux appuis extérieurs.
Cette situation est aggravée par la dégradation avancée de la route nationale numéro 3 (RN3), principal axe d’approvisionnement, qui complique l’acheminement des matériaux et la circulation du personnel de santé et des patients, accentuant l’isolement de la zone.
Pour les acteurs sanitaires, l’enjeu dépasse la seule construction d’un bâtiment. Il s’agit de renforcer un maillon essentiel du système de santé local, crucial pour la planification, la surveillance épidémiologique et la réponse aux urgences sanitaires.
Des observateurs estiment que l’achèvement de cette infrastructure pourrait améliorer la gouvernance sanitaire et la coordination des interventions dans la zone.
Face à cette situation, les autorités sanitaires de Kalonge appellent à une mobilisation concertée des partenaires, des institutions publiques et des communautés locales afin de relancer les travaux.
Dans l’attente d’un appui, le chantier du BCZ reste suspendu.
Yseult Lwango

0 Comments