La vente de la viande d’un hippopotame a provoqué colère et inquiétude au sein des défenseurs de l’environnement, dans la cité de Kamanyola, Sud-Kivu.
Selon les informations recueillies localement, l’animal aurait été piégé alors qu’il était à la recherche de nourriture dans la plaine de la Ruzizi. Sa chair a ensuite été commercialisée, un acte dénoncé avec fermeté par la société civile environnementale.
« C’est avec effroi et désolation que nous avons appris la vente de la viande d’un hippopotame à Kamanyola. Après investigation, nous avons appris officieusement que l’animal, à la recherche de nourriture, est tombé dans un piège tendu par des prétendeurs inconnus. Malheureusement, sa chair a fait objet de marchandise dans la cité de Kamanyola. Cet acte a découragé et explique le degré accru de l’ignorance au sein de la communauté », a déclaré M. Bienfait Akili, acteur de la société civile environnementale, ce mardi 7 avril.
Poursuivant son intervention, il a insisté sur la nécessité de renforcer la protection de ces animaux emblématiques et de sensibiliser les populations locales :
« Les hippopotames de Kamanyola, malgré qu’ils soient abandonnés par des écologistes mondiaux, nul n’oublie que ces aquatiques sont parmi les espèces les mieux protégées au monde. Les menaces contre les hippopotames sont à refuser ou à réfuter en rendant obligatoire la sensibilisation dans le cadre de réduire le conflit homme-faune. Des environnementalistes, des organisations et les autorités à tous les niveaux sont invités à prendre au sérieux cette situation afin d’encourager la beauté de l’environnement », a-t-il ajouté.
Cet incident n’est pas isolé. Dans les localités de Katogota et Kamanyola, plusieurs cas de menaces contre les hippopotames ont été signalés ces derniers mois. Ces pachydermes sont souvent victimes de tirs ou de pièges artisanaux, principalement pour leur viande.
Malgré les efforts des journalistes engagés dans la protection de l’environnement, qui ont consacré plusieurs émissions à cette problématique, la communauté locale reste encore largement insensible. En cause : le manque de campagnes de sensibilisation et de séminaires éducatifs sur la cohabitation entre l’homme et la faune sauvage.
Face à cette situation préoccupante, les acteurs environnementaux appellent à une mobilisation urgente des autorités et des organisations de conservation afin de préserver ces espèces et prévenir de nouveaux actes similaires.
La rédaction

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