Les écoles primaires et secondaires des aires de santé de Bujuki, Chigera et Lushebere dans le territoire de Kalehe manquent de latrines hygiéniques et d’accès à des dispositifs de lavage des mains, malgré l’afflux important d’élèves, selon des acteurs locaux de la société civile.
Parmi les établissements touchés figurent l’école primaire de Chigera, l’EP Bujuki, l’EP Musumba, l’EP Biragorago, l’EP Nyabirehe, ainsi que l’institut Ngokwe et l’institut Golgotha. L’institut Golgotha a notamment été frappé par un vent violent en décembre dernier, qui a emporté la toiture de six salles de classe, obligeant les élèves à suivre les cours dans un hangar et dans une église.
Sadiki Juge, acteur de la société civile à Buzi, a exprimé son inquiétude : « Les conditions d’enseignement sont extrêmement précaires. De nombreux enseignants n’ont pas reçu de formation depuis cinq ans et n’ont pas accès aux matériels didactiques ni aux programmes nationaux pour aider ces enfants congolais presque abandonnés à leur sort. »
Il a ajouté : « Malgré la gratuité de l’enseignement, beaucoup d’enfants restent à la maison par manque d’uniformes, de chaussures et de fournitures scolaires. Leurs parents sont démunis et appauvris par la guerre, ayant perdu la quasi-totalité de leurs biens pillés ou volés pendant les conflits. »
Les enfants n’ont jamais reçu de kits scolaires depuis plusieurs années, selon Sadiki Juge, qui a appelé « les partenaires éducatifs à une aide urgente », soulignant que « l’absence de latrines constitue une violation flagrante des droits fondamentaux des enfants. Les filles, en particulier, n’ont aucun kit d’hygiène ou de dignité pendant le cycle menstruel à l’école. »
C’est une des conséquences de la guerre en cours dans la région est de la RDC.
La rédaction

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