Des combattants de la coalition AFC-M23, soutenue par le Rwanda selon Kinshasa, seraient toujours présents dans la ville d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu, jusqu’à vendredi 16 janvier malgré une deuxième annonce officielle de retrait, ont indiqué vendredi la société civile locale et l’armée congolaise, tandis que d’autres sources évoquent des mouvements de repli vers les hauts plateaux.
Selon des représentants de la société civile d’Uvira, des éléments armés continuent d’occuper plusieurs quartiers de la ville, certains se mêlant à la population en se faisant passer pour des civils. Cette présence persistante entretient un climat de peur et de confusion parmi les habitants, alors que l’annonce du retrait avait ravivé l’espoir d’un retour progressif au calme.
« Contrairement aux déclarations de retrait, nous observons encore des éléments de l’AFC-M23 dans plusieurs quartiers d’Uvira. Certains circulent en tenue civile, ce qui complique leur identification », a déclaré à lesvolcansnews.net un responsable de la société civile locale.
Pour cette organisation, l’écart entre les annonces publiques et la réalité sur le terrain fragilise davantage la confiance des populations et confirme la volatilité de la situation sécuritaire dans le Sud-Kivu.
Dans un communiqué publié vendredi, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont accusé le M23-AFC de pillages et de violences sexuelles contre des civils à Uvira.
« Contrairement aux annonces de retrait, des militaires rwandais sont présents à Uvira et se livrent à des actes de pillage », affirme l’armée congolaise, qui qualifie la présence du M23 d’« agression ».
Selon ce communiqué, des cas de viols, de vols et de pillages ont été signalés dans les quartiers de Nyamyanda et Kimanga dans la nuit du 14 au 15 janvier.
Les FARDC disent avoir saisi la communauté internationale et leurs partenaires afin d’attirer l’attention sur la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire dans cette partie du Sud-Kivu. L’armée a également appelé la population à ne pas céder à la peur.
« L’ennemi est aux abois », indique le communiqué.
Le mouvement AFC-M23 n’a pas réagi aux accusations portées contre lui et est resté silencieux face aux déclarations des autorités congolaises et de la société civile.
Toutefois, d’autres sources locales jointes par lesvolcansnews.net affirment avoir observé des colonnes de combattants du M23 quittant Uvira en direction des hauts plateaux de la région, sans que ces informations puissent être confirmées de manière indépendante.
La rédaction

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