Goma : plusieurs ONG et VIFEDE célèbrent la Journée de la paix sous le signe de l’inclusion sociale

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La Journée internationale de la paix commémorée chaque 21 septembre, a été célébrée ce mardi 30 septembre à Goma, dans la province du Nord-Kivu. Sous le thème « Agissons pour un monde pacifique », plusieurs organisations locales, dont l’ONG VIFEDE, ont mis l’accent sur l’inclusion des personnes handicapées, acteurs essentiels d’une paix durable.

« La paix est un comportement », ont rappelé plusieurs participants, citant un ancien slogan repris à l’unisson lors de la journée ” together tuna weza”(Ensemble nous pouvons), un slogan qui rententi.

Parmi les temps forts de la journée, des personnes handicapées ont pris la parole pour rappeler leur engagement dans la lutte pour la paix et la reconnaissance de leurs droits.


Kavira Mabughu, surnommée « Mama Yéyé », figure bien connue des personnes handicapées au Nord-Kivu, a salué l’implication croissante des femmes handicapées dans la promotion de la paix, notamment à travers l’association VIFEDE (Femmes pour le développement des endogènes).

« Pour moi, c’est un honneur. Je me sens enthousiasmée. Une Journée de la paix sans les personnes en situation de handicap n’aurait pas de sens. Nous avons été victimes de toutes les guerres. La paix, on doit la vouloir, parce qu’elle nous appartient. Vivons ensemble, malgré les péripéties », a-t-elle déclaré.

Henriette Akyombo, coordinatrice de VIFEDE, a plaidé pour une paix fondée sur l’inclusion sociale.


Kavira Mabughu, surnommée « Mama Yéyé », figure bien connue des personnes en situation de handicap au Nord-Kivu, a salué l’implication croissante des femmes handicapées dans la promotion de la paix, notamment à travers l’association VIFEDE (Voisin des femmes pour le développement endogènes).

« Pour moi, c’est un honneur. Je me sens enthousiasmée. Une Journée de la paix sans les personnes handicapées n’aurait pas de sens. Nous avons été victimes de toutes les guerres. La paix, on doit la vouloir, parce qu’elle nous appartient. Vivons ensemble, malgré les péripéties », a-t-elle déclaré.

Henriette Akyombo, coordinatrice de VIFEDE, a plaidé pour une paix fondée sur l’inclusion sociale.

Henriette Akyombo, coordinatrice de VIFEDE

Dans une prise de parole, elle a introduit deux personnes handicapées un malvoyant et une sourde-muette  pour évoquer la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies, relative aux femmes, à la paix et à la sécurité.

« Les aveugles et les sourds sont aujourd’hui capables de sensibiliser à la Résolution 1325. C’est la preuve que l’inclusion est non seulement possible, mais nécessaire dans les processus de paix », a-t-elle souligné.

Henriette Akyombo, coordinatrice de VIFEDE et Rachel, malvoyante



Rachel, une femme malvoyante formée par VIFEDE avec le soutien d’ONU Femmes, a d’ailleurs présenté une synthèse en braille de cette résolution, démontrant que la participation de tous est réalisable.


Dans son mot d’ouverture peu avant, Olivier Byamungu Bahati, coordinateur de la Team Peace Building DRC, a présenté cette structure comme une approche innovante visant à fédérer les acteurs humanitaires et de développement autour de la paix.

« L’objectif est d’unir les efforts, de renforcer la coordination et d’améliorer l’impact des interventions au Nord-Kivu. Nous voulons intégrer une culture de paix et une approche sensible aux conflits dans toutes les zones touchées, y compris celles en post-conflit », a-t-il précisé.

Pour les organisateurs, cette journée a été une occasion stratégique de faire entendre les voix souvent oubliées et de rappeler que la paix ne peut être durable que si elle est inclusive.

Christian Kamalebo

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