Souvent considérés comme de simples « bêtes de travail », les travailleurs domestiques méritent eux aussi des moments de repos. C’est le plaidoyer porté par Steven Okito, mobilisateur communautaire au sein de l’Union des femmes domestiques au Congo (UFEDOC).
À l’occasion de la Journée mondiale du Travail célébrée ce 1er mai 2026, il attire l’attention de l’opinion publique sur un secteur longtemps négligé. Il appelle notamment à une meilleure valorisation des travailleurs domestiques et à la reconnaissance de leurs droits fondamentaux.
Selon lui, ces travailleurs doivent être traités sur un pied d’égalité avec les autres catégories professionnelles, au regard des services essentiels qu’ils rendent à la communauté.
« Parmi les droits des travailleurs domestiques, il y a le droit au repos et le droit au congé, comme pour tous les autres travailleurs. Aujourd’hui, beaucoup ont pu se reposer pour célébrer cette journée. Pourquoi pas les travailleurs domestiques ? Nous constatons que nombreux sont ceux qui, dans les ménages, ne bénéficient pas réellement de ce droit », déplore-t-il.
Steven Okito souligne également les actions de sensibilisation menées par son organisation : « Nous organisons des campagnes porte-à-porte et des sensibilisations à travers les médias pour encourager les employeurs à accorder du repos à ces travailleurs, car ils sont des travailleurs comme les autres. »
La Journée mondiale du Travail, également appelée Fête du Travail, est célébrée le 1er mai dans de nombreux pays. Elle commémore les luttes ouvrières du XIXe siècle, notamment la grève du 1er mai 1886 aux États-Unis, au cours de laquelle des milliers de travailleurs revendiquaient la journée de travail de huit heures.
Cette journée vise à mettre en lumière les conditions de travail, les droits des salariés ainsi que les enjeux liés au marché de l’emploi, tels que la précarité, le chômage, l’égalité des chances et la protection sociale.
Victoire Muliwavyo

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