Des affrontements se sont poursuivis depuis l’aube, ce vendredi 19 septembre, dans plusieurs zones du territoire de Masisi, au Nord-Kivu, opposant les Wazalendo, aux rebelles du Mouvement du 23 mars (M23), regroupés sous la bannière de l’Alliance Fleuve Congo (AFC).
Dans un communiqué publié dans la matinée, l’AFC/M23 a accusé les FARDC d’avoir mené, à partir de 7h00, des bombardements aériens sur des zones densément peuplées, notamment Bibwe, Nyenge, Chytso, Hembe et d’autres localités du groupement Bashali Mokoto, dans le territoire de Masisi.
Les FARDC , selon les rebelles ont utilisé un avion Sukhoi-25 et des drones armés de type CH-4 pour bombarder sans discernement plusieurs villages habités par des civils.
Selon eux, ces attaques auraient causé « la mort de nombreux compatriotes et provoqué le déplacement forcé de centaines de familles .
Les FARDC n’avaient pas encore réagi officiellement à ces accusations vendredi en début d’après-midi.
Parallèlement, le village stratégique de Kinyaongo, situé dans le groupement Bapfuna, secteur d’Osso Banyungu (territoire de Masisi), est repassé sous le contrôle des forces loyalistes, après de violents combats contre les rebelles.
Des sources locales ont rapporté que les combats avaient éclaté très tôt dans la journée.
Les rebelles se seraient repliés vers Kinyumba, une localité située non loin de Nyabiondo, sur l’axe routier menant à Pinga.
La reconquête de Kinyaongo a permis la réouverture de l’axe routier Nyabiondo–Pinga, qui avait été fermé pendant plusieurs heures à cause des combats.
La situation sécuritaire dans le Nord-Kivu reste volatile.
Dans le territoire de Walikale, des sources locales ont également signalé une intensification des combats ces derniers jours entre les FARDC et les positions tenues par le M23, sans qu’il soit possible de confirmer un bilan.
La rébellion du M23, majoritairement tutsie, est active dans l’est de la RDC depuis plus d’une décennie. Régulièrement accusée par Kinshasa d’être soutenue militairement par le Rwanda ce que Kigali dément, elle contrôle encore plusieurs localités dans les territoires de Rutshuru, Masisi et Nyiragongo.
La poursuite des hostilités aggrave la situation humanitaire dans cette région.
Les agences humanitaires continuent d’alerter sur le besoin urgent d’accès humanitaire sécurisé pour venir en aide aux milliers de civils déplacés par les combats récents.
La rédaction

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