Un procès qui dérange : les juges rouvrent le dossier explosif Kabila

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La Haute Cour militaire de la République démocratique du Congo (RDC) a décidé vendredi de rouvrir les débats dans le procès de l’ancien président Joseph Kabila, initialement accusé de participation à un mouvement insurrectionnel et d’apologie des actes de terrorisme.


« Il a été conclu qu’au jour d’aujourd’hui, la Haute Cour militaire allait prononcer son verdict. Cependant, hier, nous avons reçu une requête, et les parties civiles sollicitent la réouverture des débats », a déclaré le juge président à l’ouverture de l’audience, marquant un nouveau rebondissement dans cette affaire hautement sensible.

La demande a été formulée par la partie civile, représentée par l’État congolais, qui a sollicité l’audition de trois nouveaux témoins. Selon elle, ces personnes pourraient apporter des éclairages sur les personnalités et les circuits financiers impliqués dans le financement des activités terroristes menées par les groupes armés AFC-M23, actifs dans l’est du pays.

Dans sa requête, la partie civile a également plaidé pour une requalification des faits. Elle souhaite que l’accusation initiale de « trahison » soit remplacée par celle d’« espionnage ». Elle affirme que Joseph Kabila aurait utilisé une fausse identité pendant 18 ans, un élément qui, selon elle, constitue un acte d’une extrême gravité à la tête de l’État.

Par ailleurs, la partie civile a demandé une réévaluation des dommages et intérêts déjà alloués, estimant qu’ils ne sont pas à la hauteur des préjudices subis.

La décision de la cour de rouvrir les débats constitue un tournant inattendu dans ce procès inédit, qui voit pour la première fois un ancien président congolais être jugé par la justice militaire.

Le verdict, initialement attendu dans les prochains jours, sera donc repoussé à une date ultérieure, le temps pour la Cour d’entendre les nouveaux témoignages et d’examiner les nouvelles demandes.

La rédaction

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