Tension à l’Assemblée Nationale : 14 députés arrêtés, libérés à Kinshasa

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Quatorze (14) députés nationaux, dont trois femmes, ont été libérés tôt ce samedi 6 septembre à Kinshasa après avoir été brièvement détenus par les services de sécurité, suit à la situation politique tendue autour du bureau de l’Assemblée nationale.

L’arrestation est intervenue vendredi 5 septembre dans l’après-midi, alors que les parlementaires, membres de la majorité présidentielle (Union sacrée), se trouvaient à l’hôtel Rotana (ancien Kin-Plazza), en pleine capitale congolaise, pour signer une motion de soutien à l’actuel bureau de l’Assemblée dirigé par Vital Kamerhe.

« Nous avons été interpellés vendredi à 16 heures alors que nous reccueillions des signatures pour une motion de soutien au bureau de l’Assemblée nationale et aux institutions » a témoigné sous anonymat l’un des députés concernés : « Nous étions 14 dont 3 femmes, réunis dans la chambre 1002 de l’hôtel. »

Selon les témoignages recueillis, les parlementaires ont été appréhendés par des agents en uniforme et d’autres en civil, sans présentation de mandat ni explication claire.

« On nous a notifié que nous étions en état d’arrestation. Nous avons subi des brutalités, avec des fouilles intrusives dans nos poches et même sous nos vêtements. Ils ont pris notre argent, confisqué nos téléphones et perquisitionné notre chambre », a poursuivi la même source.

Les députés ont été embarqués dans un bus militaire, les yeux partiellement dissimulés.

« On nous a demandé de cacher nos visages avec des chemises, foulards ou vestes, pour nous empêcher de savoir où on nous emmenait », a ajouté le député.

Le groupe a été conduit, selon lui, au siège du Conseil national de cyberdéfense, dans l’immeuble ONATRA, où ils ont été retenus jusqu’à 3h45 ce samedi.

« Là, on nous a filmés un à un en nous demandant de décliner nos identités. Ensuite, on nous a enfermés dans une salle de réunion, sans explication, sans audition, et sans restitution de nos effets personnels, à l’exception des téléphones », a-t-il encore rapporté.

Le député Olivier Kabeya Sombamanya a dénoncé avec fermeté ces arrestations : « C’est une grave atteinte aux droits fondamentaux et au bon fonctionnement des institutions. Nous exigeons une libération immédiate et sans conditions de tous les collègues arrêtés, ce qui a heureusement été obtenu cette nuit. »

Parmi les députés interpellés figurent notamment Claude Misare, Émile Sumaili, Véronique Lumanu, Ida Kitwa, Ilunga Leu et Jovany Ilunga Liyolo. Ces événements interviennent dans un climat de tension croissante à l’Assemblée nationale, où une pétition visant à renverser le bureau de Vital Kamerhe fait face à une contre-mobilisation interne.

La rédaction

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