Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, s’est dit samedi 30 août favorable à un dialogue national sur la crise sécuritaire dans l’Est du pays, à condition qu’il n’inclue pas les Congolais qu’il accuse d’être « inféodés aux pays étrangers », selon un communiqué officiel.
« Dialogue oui, mais dialogue avec les Congolais qui veulent reconstruire leur pays et sortir de la crise, et non les Congolais qui sont inféodés au diktat des pays voisins », a déclaré M. Tshisekedi lors du deuxième congrès de sa plateforme politique, l’Union sacrée de la Nation (USN), tenu à Kinshasa.
« En tant que garant de la bonne marche des institutions, garant de la cohésion nationale, il n’y aura jamais de dialogue en dehors de ma propre initiative », a-t-il ajouté, cité dans un communiqué publié sur le compte X de l’USN.
Le chef de l’État congolais a salué les efforts des acteurs nationaux et internationaux engagés dans des tentatives de médiation, tout en leur demandant de laisser les Congolais gérer eux-mêmes leurs différends.
« Toutes ces bonnes volontés qui s’évertuent à vouloir nous aider à parler entre Congolais, c’est bien, merci pour ça, mais je crois qu’elles ont d’autres chats à fouetter. Qu’elles nous laissent régler les problèmes du Congo entre nous », a-t-il insisté.
La situation sécuritaire reste volatile dans l’est de la RDC, en proie à des violences armées impliquant des groupes rebelles, dont le M23, que Kinshasa accuse d’être soutenu par le Rwanda ce que Kigali dément.
La rédaction

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