Une structure citoyenne de la province du Maniema a lancé un appel pour la réhabilitation du pont Osungu, situé dans le territoire de Kibombo, au centre-est de la République démocratique du Congo.
Ce pont, dans un état de délabrement avancé, constitue un axe vital de communication entre le Maniema, le Kasaï oriental et d’autres provinces, ont alerté les représentants de la société civile locale.
« Nous avons appris avec intérêt que le sénateur Pascal Omana Bitika a annoncé le début des travaux de réhabilitation des routes de desserte agricole dans un délai raisonnable. Nous plaidons que ces travaux commencent dans le territoire de Kibombo, plus particulièrement au pont Osungu, qui est dans un état de délabrement très avancé, occasionnant ainsi des accidents de circulation dont sont victimes les usagers, qui ne savent plus à quel saint se vouer », a déclaré Pascal Kalonda, président de la société civile Forces Vives du Maniema.
Le pont Osungu, selon la société civile, est actuellement le seul point de passage viable reliant plusieurs provinces de la région, ce qui en fait une infrastructure stratégique pour les échanges économiques et humains. Son état actuel met gravement en danger la vie des usagers, tout en limitant la mobilité des personnes et des biens.
Pascal Kalonda a également interpellé le gouverneur de province, lui demandant de reconnaître l’importance capitale de cette infrastructure pour les habitants de Kibombo.
« La population paie régulièrement ses taxes, notamment la taxe conventionnelle, le paillage route et d’autres taxes provinciales. Elle mérite donc en retour un minimum d’investissements dans les infrastructures de base », a-t-il insisté.
La structure citoyenne a sollicité l’implication directe du député provincial élu de Kibombo, Papy Omeonga Tchopa, afin d’accélérer le processus de réhabilitation.
« Ce pont d’intérêt communautaire doit être réhabilité dans un bref délai afin de faciliter le passage des usagers et de les mettre à l’abri des accidents de plus en plus fréquents dans la contrée », a plaidé Kalonda.
Tout en réaffirmant le soutien des filles et fils du territoire de Kibombo aux actions du gouvernement provincial qui vont dans le sens du développement, la société civile a prévenu que l’inaction prolongée pourrait alimenter le mécontentement populaire dans une région déjà marquée par une précarité persistante des infrastructures.
CLOVIS ALI

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