Haut-Uele : accusé d’entrave à la liberté de la presse, le gouvernement provincial se défend

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Le gouvernement provincial du Haut-Uele, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, a fermement rejeté les récentes accusations de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO), qui l’accuse d’entraver la liberté d’expression et de museler les médias locaux.

« Contrairement aux allégations diffusées, le gouvernement provincial n’a jamais entrepris aucun acte visant à empêcher une radio locale ou communautaire d’émettre ou d’exercer son travail », a déclaré Emmanuel Arama Odingo-Kiro, ministre provincial de la Communication et des Médias, et porte-parole du gouvernement, lors d’un point de presse à Isiro.

Selon lui, la liberté d’expression demeure pleinement garantie dans toute la province. Il a également réaffirmé « l’attachement du gouvernement dirigé par Jean Bakomito à la bonne gouvernance et au respect des libertés fondamentales constitutionnellement garanties ».

Les déclarations du gouvernement interviennent après que l’ASADHO a accusé les autorités provinciales de pression et de menaces contre certaines stations de radio communautaires. Une situation que les autorités réfutent en bloc, invoquant plutôt la nécessité du respect des normes légales en matière de diffusion.

« Étant donné que la province du Haut-Uele est classée en zone d’alerte sécuritaire, il est du devoir du gouvernement provincial de rappeler aux promoteurs des radios locales et communautaires de respecter scrupuleusement leurs cahiers des charges, tels que validés par le CSAC (Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication) », a souligné M. Odingo-Kiro.

Il a mis en garde contre la présence présumée de sympathisants de groupes armés dans les espaces de communication des radios communautaires.

« Il n’est pas acceptable que certains compatriotes ayant manifestement fait allégeance à des groupes rebelles soient maintenus au sein des groupes d’interaction (WhatsApp) de certaines radios locales ou trouvent un canal de propagande à travers les médias communautaires », a-t-il observé.

Par ailleurs, le porte-parole du gouvernement provincial a dénoncé ce qu’il qualifie d’« instrumentalisation de l’ASADHO par certains individus », qu’il accuse de défendre les intérêts d’exploitants miniers illégaux, responsables selon lui de graves atteintes à l’environnement dans la région.

« Le gouvernement provincial du Haut-Uele réaffirme sa ferme détermination à poursuivre les projets de développement et à travailler avec les forces de sécurité pour assurer la paix et la prospérité », a conclu M. Odingo-Kiro.

Et d’ajouter : « J’encourage la population à faire confiance aux institutions locales, qui œuvrent pour un développement harmonieux et le bien-être de tous. »

La rédaction

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