RDC : La peine de mort requise contre l’ex-président Joseph Kabila pour crimes contre l’humanité et insurrection

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Le parquet général militaire de la République démocratique du Congo a requis vendredi la peine de mort contre l’ancien président Joseph Kabila, poursuivi pour participation à un mouvement insurrectionnel, crimes contre l’humanité, tueries par balles, viols et apologie du terrorisme.

Le réquisitoire a été prononcé par le lieutenant général magistrat Lucien-René Likulia devant la Haute cour militaire à Kinshasa, dans une audience à très haute tension politique et symbolique.

« Monsieur le président, vous savez que lorsque le Président de la République, Félix Tshisekedi, a pris le pouvoir, il a posé un acte : il a dédié le pays entre les mains de Dieu. C’est comme ça que tous ces comploteurs ont toujours fini par être arrêtés », a lancé le chef du parquet général militaire, Lucien-René Likulia, dans un ton solennel, évoquant une justice divine mêlée à celle des institutions.

Il a ensuite dressé un tableau accablant de l’ancien chef de l’État, l’accusant d’avoir organisé ou couvert des actes de violences massives contre des populations civiles, notamment des viols et exécutions sommaires, mais aussi d’avoir entretenu ou soutenu un réseau insurrectionnel menaçant la stabilité des institutions républicaines.

« Joseph Kabila est poursuivi pour participation à un mouvement insurrectionnel, crime contre l’humanité par viol, tueries par balles et apologie du terrorisme », a rappelé le magistrat, avant de requérir la peine capitale, la plus lourde prévue par le droit congolais.

L’ancien président, qui a dirigé la RDC de 2001 à 2019, est jugé dans le cadre d’un procès inédit mettant en cause un ex-chef d’État pour des crimes commis pendant et après son mandat. L’affaire a suscité un vif émoi national et international, divisant les opinions publiques entre partisans de la reddition des comptes et défenseurs de l’immunité présidentielle.

Une décision attendue dans les délais légaux

La Haute cour militaire a suspendu l’audience à l’issue du réquisitoire et a annoncé que le prononcé du jugement interviendrait « dans le délai légal », sans préciser de date.

L’issue du procès pourrait avoir des conséquences politiques majeures. C’est la première fois dans l’histoire contemporaine de la RDC qu’un ancien président est publiquement jugé pour crimes internationaux.

Aucune réaction officielle n’a encore été enregistrée du côté de la Présidence congolaise ni des principaux alliés de Kabila, dont plusieurs figures du Front Commun pour le Congo (FCC). Des observateurs internationaux, notamment des représentants de l’Union africaine et des Nations Unies, assistent au procès, soulignant l’importance diplomatique de la procédure.

La rédaction

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