Crash près de Kisangani : l’appareil, vieux de 40 ans, était en cours de certification(enquête)

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L’avion qui s’est écrasé samedi 16 août à 34 kilomètres de Kisangani, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, était un Antonov An-2R immatriculé 9S-GZP, un avion âgé de près de 40 ans, a confirmé dimanche le Bureau permanent d’enquêtes d’accidents et incidents d’aviation (BPEA).

L’appareil, selon les autorités, était en cours de certification au moment de l’accident.

Le drame n’a laissé aucun survivant. « Le bilan est tragique : tous les occupants de l’appareil ont péri », a indiqué le BPEA dans un communiqué publié sur sa page Facebook.

Selon plusieurs sources concordantes, l’avion transportait sept personnes : le pilote, le copilote, un inspecteur du BPEA, un colonel des Forces armées de la RDC (FARDC), son épouse, ainsi que son garde du corps.

L’avion, de type Antonov An-2, appartient officiellement à la compagnie Air Kasaï, bien qu’il ait été récemment acquis par DRC CAR Airways, selon le BPEA.

« Après des investigations, l’avion Antonov An-2, immatriculé 9S-GZP, écrasé près de Kisangani ce samedi 16 août 2025, appartiendrait encore à la compagnie Air Kasaï », a précisé la cellule de communication du Bureau.

La compagnie DRC CAR Airways, nouvel acquéreur de l’appareil, a confirmé le crash dans une communication diffusée dimanche sur sa page Facebook, indiquant avoir saisi le BPEA.

« La compagnie DRC CAR Airways vient de notifier officiellement le BPEA de la survenance du crash de samedi », a-t-elle écrit.

L’appareil, construit au milieu des années 1980, était utilisé dans le cadre d’un vol d’essai destiné à sa recertification. Le BPEA a ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes du crash. Des équipes ont été dépêchées sur le site pour récupérer les boîtes noires et examiner l’épave.

L’Antonov An-2, un avion à hélice conçu à l’origine par l’Union soviétique, est largement utilisé en Afrique pour le transport régional de passagers et de fret. Malgré sa robustesse, son âge avancé et des conditions d’entretien parfois précaires soulèvent régulièrement des questions sur la sécurité aérienne dans la région.

La rédaction

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