L’armée congolaise a « condamné fermement » dimanche les récentes attaques attribuées aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) dans la région de Beni, dans l’est de la République démocratique du Congo, où plusieurs civils ont été tués dans la nuit de samedi à dimanche autour de la localité d’Oicha.
« Les terroristes ADF, traqués en profondeur et déstabilisés par les succès des forces loyalistes sur le terrain, s’en prennent désormais aux civils pour se venger », a dénoncé l’armée.
Les attaques ont visé plusieurs villages périphériques du chef-lieu du territoire de Beni, dans la province du Nord-Kivu, une zone régulièrement frappée par des violences attribuées aux ADF, un groupe armé d’origine ougandaise affilié au groupe État islamique (EI).
Aucun bilan officiel n’a encore été communiqué, mais des sources locales font état de plusieurs morts parmi la population civile, certains tués à l’arme blanche dans des conditions particulièrement violentes.
Les FARDC ont réaffirmé leur « engagement citoyen » et leur détermination à « éradiquer ces terroristes », assurant qu’elles « garantissent la sécurisation de la population du Grand Nord ».
« Nous présentons nos sincères condoléances aux familles endeuillées et assurons que justice sera rendue », poursuit le communiqué militaire, qui appelle par ailleurs la population à « soutenir les efforts des forces loyalistes sur le terrain ».
Malgré les opérations conjointes lancées depuis 2021 avec l’armée ougandaise pour neutraliser les ADF dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, le groupe continue de mener des attaques sporadiques contre les civils, dans ce qui est souvent interprété comme des actions de représailles.
Les ADF sont considérés par les Nations unies comme l’un des groupes armés les plus meurtriers dans l’est de la RDC, où ils sont accusés d’avoir tué des milliers de civils au cours de la dernière décennie.
La rédaction

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