Procès Mutamba : le ministère public requiert 10 ans de travaux forcés pour l’ancien ministre de la Justice

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Le ministère public a requis mercredi une peine de dix ans de travaux forcés contre Constant Mutamba, ancien ministre de la Justice de la République démocratique du Congo, dans un procès retentissant devant la Cour de cassation à Kinshasa. Il est accusé d’avoir détourné 19 millions de dollars destinés à la construction d’une prison à Kisangani, dans le nord-est du pays.

Au centre de cette affaire figure un virement jugé irrégulier vers Zion Construction SARL, une entreprise soupçonnée par l’accusation d’être fictive.

« Le prévenu Mutamba doit être condamné à 10 ans de travaux forcés avec interdiction de vote, d’inéligibilité, d’accès à n’importe quelle fonction publique, mais aussi de restituer les 19 millions de dollars dans le compte initial », a demandé le ministère public lors de l’audience du jour.

Ancien député national et figure politique influente, Mutamba a vu son immunité parlementaire levée avant de démissionner en juin 2025 de ses fonctions ministérielles. Depuis l’ouverture du procès, il nie catégoriquement les faits, dénonçant une « machination politique » et affirmant que les fonds publics en question sont toujours disponibles dans un compte de la Rawbank.

La défense a contesté la régularité de la procédure et a obtenu la récusation de deux juges pour partialité, contribuant à exacerber les tensions autour d’un procès suivi de près par l’opinion publique et la classe politique congolaise.

« Ce procès est une cabale. Je n’ai détourné aucun centime. La vérité finira par triompher », a déclaré Constant Mutamba à la barre, réitérant son innocence.

Les débats se poursuivent devant la Cour de cassation, alors que la défense s’apprête à présenter ses plaidoiries. Le verdict est attendu dans les prochaines semaines

La rédaction.

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