Un violent incendie s’est déclaré dans la nuit de lundi à mardi, vers 3 heures du matin, sur l’avenue Abattoir, dans le quartier Kyeshero, à Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo.
Le sinistre a coûté la vie à cinq personnes, brûlées vives, tandis que deux autres ont été grièvement blessées, selon plusieurs témoins recueillis sur place.
L’incendie, d’une rare intensité, a ravagé plusieurs habitations dans cette zone densément peuplée, provoquant d’importants dégâts matériels. De nombreuses familles se retrouvent désormais sans abri.
Parmi les victimes identifiées figurent Bibishe Masudi, Salomé Masudi, Irène Badiri, Queen Kamungu et David Bahati, selon des informations recueillies par des habitants du quartier.
Les blessés, dont le pronostic vital reste engagé, ont été évacués d’urgence vers des structures médicales locales.
Selon plusieurs riverains, l’origine du feu pourrait être liée à la chute d’un câble électrique de moyenne tension sur les toitures des maisons.
Une hypothèse qui renforce les accusations de négligence à l’encontre de la Société nationale d’électricité (SNEL), déjà critiquée dans la région pour l’état vétuste de ses installations.
Le philanthrope Jean-Paul Waitswalo, notable du Nord-Kivu, a exprimé son indignation et sa compassion dans un message exploité par Les Volcans News.
« C’est avec une profonde tristesse que j’ai appris le drame survenu ce matin du 12 août 2025, vers 3 heures, au quartier Kyeshero, Avenue Abattoir à Goma. L’incendie, causé par un court-circuit électrique, a emporté des vies précieuses », a-t-il déclaré.
M. Waitswalo a également condamné « avec la plus grande fermeté la négligence de la SNEL », appelant à une révision urgente des infrastructures électriques du pays.
« Cette entreprise publique doit impérativement revoir ses installations, procéder à un entretien régulier de son réseau et mettre en place des mesures de prévention strictes », a-t-il insisté.
« J’exige que la SNEL prenne ses responsabilités en indemnisant les familles victimes de cet incendie, afin de réparer, ne fût-ce que partiellement, les pertes subies », a ajouté le philanthrope.
Les familles endeuillées tentent de se reconstruire au milieu des décombres, dans l’indifférence quasi-générale, dénoncent plusieurs habitants.
La rédaction

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