La paroisse Saint Joseph Époux de la Vierge Marie de Mangoro, située à 7 kilomètres de Watsa, chef-lieu du territoire du même nom dans la province du Haut-Uele (nord-est de la République démocratique du Congo), a été provisoirement fermée, a annoncé dimanche l’Église catholique locale.
La décision a été prise par l’évêque du diocèse d’Isiro-Niangara, Mgr Dieudonné Madrapile Tanzi, à travers un décret signé samedi et remis aux fidèles le lendemain.
L’évêque invoque un acte de profanation grave pour justifier cette mesure exceptionnelle : des excréments humains ont été retrouvés à l’intérieur de l’église, notamment devant l’autel et à l’entrée de la sacristie.
« Ce geste est une abomination. Il assimile un lieu sacré à des toilettes publiques », dénonce Mgr Madrapile Tanzi dans le décret consulté.
En conséquence, toute célébration eucharistique est suspendue dans le bâtiment principal de l’église.
« Les messes seront désormais dites dans la grande salle paroissiale, le temps que des réparations spirituelles soient entreprises », précise le prélat
Mgr Madrapile Tanzi appelle les fidèles à entrer dans une démarche de prière et de pénitence continues, et ordonne également l’organisation d’une catéchèse spéciale sur la sacralité des lieux et objets de culte.
La mesure s’appuie sur le droit canonique et restera en vigueur jusqu’à nouvel ordre, ajoute-t-il.
Aucune information n’a pour l’instant été communiquée sur l’auteur ou les circonstances exactes de cet acte, que la communauté locale qualifie d’inédit.
La rédaction

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