GENOCOST 2025: “En tant que fils du Kivu, mon cœur saigne pour ces vies fauchées, ces femmes violées, ces enfants arrachés à l’école…” Jean-Paul Waitswalo

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À l’occasion de la troisième édition de la Journée nationale d’hommage aux victimes des guerres en République démocratique du Congo, le philanthrope Jean-Paul Waitswalo a exprimé, ce samedi 2 août, une émotion et une indignation profonde face aux violences persistantes dans l’Est du pays, appelant à la justice et à la mémoire collective.

En tant que fils du Kivu, je ne peux rester silencieux. Mon cœur saigne pour ces vies fauchées, ces femmes violées, ces enfants arrachés à l’école pour devenir des soldats, ces familles condamnées à fuir encore et encore. Nous ne devons plus normaliser l’horreur”, a déclaré M. Waitswalo dans un message exploité par Les volcans News.

Engagé de longue date dans les actions humanitaires, Jean-Paul Waitswalo a voulu, à travers ce message, marquer son attachement à la mémoire des millions de Congolais victimes des conflits armés, des massacres à répétition et des déplacements forcés.

Il a salué l’importance du Genocost, terme symbolique mêlant “génocide” et “coût”, utilisé pour désigner le tribut humain, historique et économique que paie la RDC depuis plus de deux décennies de violences.

Le Genocost, ce mot fort (…), est la réalité quotidienne de l’Est de la République Démocratique du Congo depuis des décennies”, a-t-il insisté.

Dans un plaidoyer à trois volets, le notable nord-kivutien s’est directement adressé aux autorités congolaises, à la communauté internationale et à la jeunesse :

Aux autorités congolaises, il a demandé de ne pas laisser les territoires martyrisés sombrer dans l’oubli.

Il est temps d’établir la vérité historique, de traduire en justice les auteurs de ces crimes et de prendre en charge la réparation des victimes”, a-t-il affirmé.

À la communauté internationale, il a lancé un appel à rompre avec ce qu’il qualifie de “silence complice”.

Il est temps de reconnaître ce qui se passe à l’Est du Congo comme un génocide à répétition. Vos discours ne suffisent plus, nous voulons des actes“, a-t-il dénoncé.

À la jeunesse congolaise, enfin, il a adressé un message d’espoir et de responsabilité : “Notre génération ne doit pas hériter de la peur et de la résignation. Que cette journée nous donne la force d’unir nos voix pour réclamer la justice, la paix et la dignité“.

Cette journée d’hommage, désormais inscrite au calendrier national depuis 2023, vise à reconnaître la souffrance des populations congolaises affectées par les conflits, et à rappeler la nécessité d’une réponse politique, judiciaire et mémorielle durable.

Le sang des nôtres crie encore, le Genocost n’est pas un concept abstrait, c’est notre histoire, notre souffrance et notre combat. Ne les oublions jamais“, a conclu Jean-Paul Waitswalo.

La région du Kivu, comme d’autres provinces de l’Est, continue d’être le théâtre d’affrontements armés entre groupes rebelles et forces gouvernementales, une guerre qui a déjà coûté la vie à plusieurs millions de personnes, selon des estimations d’organisations internationales.

La rédaction

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