Les avocats représentant la République démocratique du Congo dans le procès très médiatisé opposant le ministère public à l’ancien président Joseph Kabila devant la Haute Cour militaire ont défendu vendredi leurs honoraires, les qualifiant de « modestes et patriotiques ».
Lors d’une conférence de presse tenue à Kinshasa, Jean-Marie Kabengela, l’un des conseils de l’État, a justifié les montants perçus, affirmant qu’ils restent bien en-deçà de certaines promesses de récompense faites dans d’autres affaires d’intérêt national.
« Ce que nous avons demandé ne dépasse pas 4 millions de dollars. Or, pas plus tard qu’en mars, on offrait 4 millions pour quiconque mettrait la main sur Pero Luwara ou Corneille Nangaa. Ce n’est donc pas exorbitant. Je dirais même que c’est patriotique », a lancé Me Kabengela, qui touchera 350.000 dollars dans cette affaire.
Selon un document officiel signé par le vice-ministre de la Justice, Samuel Mbemba, consulté par Les Volcans News, le gouvernement a sollicité en urgence le paiement de 2,73 millions USD pour honorer les prestations des avocats de l’État dans ce dossier judiciaire hautement sensible.
Tous les avocats concernés, au nombre de sept, proviennent de cabinets privés. Les montants alloués varient, certains approchant 400.000 USD chacun, révèle une source proche du collectif.
L’affaire judiciaire référencée RP 052/2025, opposant l’État congolais à l’ancien chef de l’État Joseph Kabila, marque un tournant dans l’histoire politique et judiciaire du pays. Jamais un ancien président n’avait été formellement mis en cause devant la Haute Cour militaire.
L’ampleur médiatique de l’affaire n’épargne pas les défenseurs de la République. Face aux critiques, notamment sur les réseaux sociaux, Me Kabengela a tenu à rappeler :
« Ceux qui relaient cette polémique oublient que certains montants proposés par l’État dans d’autres contextes dépassaient de loin ce que nous percevons aujourd’hui comme honoraires pour un travail juridique d’intérêt national ».
Si certains saluent la transparence des montants annoncés et la justification avancée, d’autres jugent ces honoraires excessifs, surtout dans un pays où le financement de secteurs vitaux comme la santé et l’éducation reste problématique.
Par la rédaction

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