Ituri : le bilan du massacre de Komanda passe de 31 à 41 civils tués

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Le nombre de civils tués lors de l’attaque meurtrière perpétrée dans la nuit de samedi à ce dimanche dans la région de Komanda, territoire d’Irumu, continue de grimper. La société civile locale parle désormais de 41 morts, contre les 31 annoncés initialement.

Selon Christophe Munyanderu, coordinateur du CRDH/Irumu (Convention pour le Respect des Droits Humains), ce nouveau bilan a été établi à la suite des fouilles menées dans l’après-midi de ce dimanche, après une incursion des rebelles ADF-MTM affiliés à l’État Islamique/ISCAP.

« Après les fouilles de la nouvelle incursion des terroristes ADF-MTM ISCAP, cet après-midi, le bilan venait de s’alourdir : il passe de 31 à 41 civils tués. Parmi eux, des hommes, des femmes et des enfants. Un grand nombre des victimes sont des fidèles de l’Église catholique venus célébrer les 25 ans de la Croisade Eucharistique à la paroisse Sainte Bienheureuse Annuarite », a déclaré Christophe Munyanderu.

Ce massacre s’est produit à Komanda, une localité déjà meurtrie par des attaques répétées de groupes armés. Le coordonnateur du CRDH précise que ce bilan reste provisoire, car plusieurs blessés admis dans des structures de santé ont succombé à leurs blessures dans la journée.

En plus des pertes en vies humaines, les assaillants ont causé d’importants dégâts matériels. Des maisons, des véhicules et des commerces ont été incendiés.

Toutes les activités socio-économiques sont paralysées : marchés, boutiques, églises et écoles n’ont pas ouvert ce dimanche.

« Parmi les otages relâchés, l’un d’eux a confié avoir été chargé par les rebelles de transmettre un message au grand public, ce qui témoigne d’une stratégie de terreur bien organisée », rapporte encore Munyanderu.

Face à cette énième tragédie, la CRDH/Irumu lance un appel pressant à l’armée congolaise (FARDC) et aux forces ougandaises (UPDF) engagées dans l’opération conjointe SUJA de reprendre les offensives contre les rebelles dans leurs bastions.

« Nous demandons à la coordination de l’opération SUJA de lancer une vaste opération de poursuite de l’ennemi dans ses cachettes. Nous appelons également les jeunes résistants de MAIC/Chini ya Tuna, FPIC/Chini ya Kilima et la FRPI à mener des actions d’autodéfense pour protéger nos entités coutumières et les libérer des envahisseurs », a insisté Christophe Munyanderu.

Cette attaque porte une nouvelle fois un coup dur à la paix fragile dans l’Est de la République démocratique du Congo, et rappelle l’urgence d’un sursaut national et régional pour mettre fin aux violences dans la région de l’Ituri.

La rédaction

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