RDC : Le général Christian Tshiwewe interpellé pour un présumé complot contre le président Tshisekedi

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L’ancien chef d’état-major général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et actuel conseiller militaire du président Félix Tshisekedi, le général d’armée Christian Tshiwewe Songesha, a été interpellé par les services de sécurité. Après plusieurs jours de rumeurs, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) a confirmé l’information.

Mardi 15 juillet, lors d’une matinée politique organisée au siège du parti présidentiel, le secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, a déclaré devant les militants que le général Tshiwewe serait impliqué dans un complot visant à attenter à la vie du chef de l’État.

« Ce n’est pas une affaire de communautés. Le jour de son interpellation, certains ont tenté d’ethniciser l’affaire. Mais le président Tshisekedi a-t-il nommé ces officiers en fonction de leur appartenance communautaire ? », s’est insurgé Kabuya. Il a ajouté que lors de son audition, le général Tshiwewe n’aurait pas contesté les accusations portées contre lui.

« Ce n’est pas une chose légère. Il s’agit de la vie d’un homme, d’un père, d’une institution de la République. Et on voudrait qu’il ne soit même pas interrogé ? », a-t-il poursuivi.

Face aux inquiétudes croissantes au sein de l’armée et de l’opinion publique, les autorités militaires cherchent à rassurer. Le chef d’état-major général, le lieutenant-général Jules Banza Mwilambwe, a précisé que l’interpellation d’un officier ne signifie pas automatiquement sa culpabilité. « Ceux contre qui il n’y a pas de charges seront relâchés. Les autres répondront devant la justice », a-t-il affirmé.

Même son de cloche du côté du porte-parole des FARDC, le général-major Sylvain Ekenge, qui a souligné que ces mesures sont motivées par de graves violations de la discipline militaire, et non par des considérations ethniques. « Ces interpellations sont justifiées par des faits établis, contraires à la loi. L’armée reste attachée à la rigueur, à l’intégrité et au respect des normes républicaines », a-t-il déclaré.

Cette affaire survient dans un contexte sécuritaire tendu, alors que le pays fait face à la rébellion du M23 soutenue par le Rwanda, et que certaines voix dénoncent une prétendue chasse aux officiers swahiliphones sous le régime Tshisekedi. Le climat demeure donc électrique, entre luttes de pouvoir, soupçons de trahison et fractures identitaires.

La rédaction

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