Un rituel traditionnel de réconciliation a été accompli ce samedi 21 juin au village Osio, situé à 17 km de Kisangani, dans la province de la Tshopo, une étape du processus de paix entre les communautés Mbole et Lengola.
Cette cérémonie solennelle s’est déroulée en présence du vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo, venu personnellement superviser l’événement.
Après plusieurs mois de tensions meurtrières ayant causé des pertes humaines et déplacé plus de 8.000 personnes en 2023, les deux communautés ont renouvelé leurs engagements pour la paix, pris lors du Forum pour la paix du 19 décembre 2024 à Kisangani.
Dans une déclaration conjointe, les représentants des deux parties ont qualifié cette cérémonie de « geste fort et symbolique, un acte qui enterre définitivement la hache de guerre », appelant à une cohabitation pacifique et au respect mutuel. Ils ont aussi exigé des sanctions exemplaires à l’encontre de toute tentative de déstabilisation, « quelle qu’en soit l’origine ethnique ».
Pour le ministre de l’Intérieur, cette démarche dépasse le symbolisme coutumier. Elle constitue un tournant vers une stabilité durable et un avenir de développement partagé :
« Nous devons donner toutes les chances à la reconstruction et au développement de cette province », a-t-il déclaré, exhortant les communautés à « tourner la page des conflits » et à « libérer les villages encore occupés » afin de favoriser le retour des déplacés et la relance des activités agricoles.
Le gouverneur de la Tshopo, Paulin Lendongolia, a salué l’engagement sans faille du président Félix-Antoine Tshisekedi dans ce processus de réconciliation, soulignant que « l’implication directe du chef de l’État et la détermination du ministère de l’Intérieur ont été décisives pour restaurer la stabilité dans la province ».
Ce rituel coutumier, inscrit dans la mise en œuvre des résolutions du Forum de paix, de réconciliation et de développement, symbolise un retour à la confiance entre les peuples et une volonté affichée de reconstruire sur les cendres du passé.
Les observateurs sur place notent une atmosphère d’apaisement, même si des défis subsistent sur le terrain, notamment la reconstruction des villages, le retour des populations déplacées et la sécurisation des zones encore sensibles.
L a Rédaction

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