Lisala : Jean-Paul Waitswalo dénonce les violences ciblées contre les commerçants Nande et appelle à l’unité nationale
Alors que Lisala, chef-lieu de la province de la Mongala, traverse une crise communautaire sans précédent, des voix s’élèvent pour dénoncer l’indicible. Des commerçants Nande, établis de longue date dans cette ville du nord-ouest de la République Démocratique du Congo, sont depuis plusieurs jours la cible d’attaques violentes. Celles-ci, survenues en dépit des appels au calme lancés le 2 juin 2025 par le gouverneur et les élus provinciaux, menacent dangereusement la cohésion nationale.
Jean-Paul Waitswalo, figure notoire et influente de la région, n’a pas tardé à réagir avec force :
« Je condamne avec la plus grande fermeté les attaques ciblées contre les commerçants Nande à Lisala, dans la province de la Mongala. Ces actes de violence, malgré les appels au calme du 2 juin 2025 lancés par le gouverneur, les députés provinciaux, sont une atteinte grave à la cohésion nationale. »
Le peuple Nande : victime de son labeur
Majoritairement originaires du Grand Nord du Kivu, les Nande sont reconnus à travers le pays pour leur esprit d’entreprise, leur rigueur dans le commerce, l’agriculture et l’élevage. Présents à Lisala depuis des décennies, leur contribution à l’économie locale n’est plus à démontrer. Pourtant, dans un climat tendu, ils sont aujourd’hui injustement stigmatisés et attaqués.
« Je rappelle que tout Congolais a le droit de vivre, de s’installer et de travailler partout dans notre pays, sans crainte ni discrimination. Le peuple Nande est un peuple pacifique, travailleur, qui contribue activement au développement économique de notre nation à travers le commerce, l’agriculture et l’élevage », a souligné Jean-Paul Waitswalo, visiblement ému par les récits de survivants.
Des actes condamnables, des responsabilités à établir
Les scènes décrites par les témoins sur place sont glaçantes : des boutiques incendiées, des familles contraintes de se cacher ou de fuir, et une peur qui s’installe dans une ville jusque-là paisible. Pour le notable de la province, l’heure n’est plus à la simple compassion, mais à l’action urgente.
« J’en appelle aux autorités compétentes :
Veuillez scrupuleusement veiller à cette situation.
Éteignez rapidement cette flamme de haine et d’intolérance.
Identifiez et punissez sévèrement les auteurs de ces violences. »
Les mots sont forts, à la hauteur de la gravité de la situation. À travers ce message, Jean-Paul Waitswalo met en lumière une réalité inquiétante : les failles sécuritaires et le silence complice de certaines autorités locales face aux dérives communautaires.
La République Démocratique du Congo est un vaste pays aux multiples identités culturelles et ethniques. Son unité repose sur un principe fondamental : l’égalité de tous ses citoyens, sans distinction d’origine. Laisser se développer des foyers de haine communautaire, c’est menacer le socle même de la République.
« L’unité et la paix en République Démocratique du Congo sont non négociables. Nous devons protéger chaque citoyen, quelle que soit son origine », a martelé Jean-Paul Waitswalo, appelant à une réponse nationale forte et immédiate.
Lisala ne doit pas devenir le théâtre d’un précédent dangereux. Ce qui s’y joue dépasse la province de la Mongala. C’est l’âme du vivre-ensemble congolais qui est en jeu. Les autorités doivent répondre avec fermeté, la justice doit passer, et les victimes doivent être réhabilitées. Car aujourd’hui, comme le rappelle Jean-Paul Waitswalo, « nous devons protéger chaque citoyen, quelle que soit son origine ».
La Rédaction

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