Goma: Un journaliste agressé et trois autres arrêtés au cours d’une manifestation anti-Monusco

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Après la manifestation de la population lundi dernier au quartier Majengo contre l’insécurité dans les villes de Goma et de Beni, plusieurs centaines de manifestants se sont descendus dans la rue ce mardi 26 novembre 2019 à Goma, pour protester contre se qu’ils qualifient “d’inaction des Casques bleu onusiens” dans la ville et territoire de Beni après le massacre dans la nuit de dimanche au lundi, des civils à Béni et en solidarité à la population de cette partie de la Province du Nord-Kivu.
Des Casques bleus ont procédé à “des tirs de sommation”, pour contenir des manifestants qui ont attaqué la Base de la MONUSCO RVA Katindo, dans la ville de Goma.
La police et l’armée congolaise ont également ouvert le feu à proximité du camp de l’ONU, visiblement pour tenter de disperser les émeutiers qui dénonçaient l'”inaction” des Nations unies après le massacre de plus de 60 civils en un mois, attribué aux présumés rebelles ougandais d’Allied Democratic Forces (ADF).
Les manifestants ont barricadé les routes en y mettant des pierres et y brûlant des pneus. Quelques jeunes se réclamant être du mouvement lutte pour le changement (LUCHA) mais, aussi les étudiants du campus universitaire du lac (Kinyumba) et plusieurs habitants, manifestaient sur différents axes routiers.
Le journaliste Prosper Henri Ngorora de la Radio Tayna (RTCT/GOMA) a été violemment pris à partie par sept policiers qui lui ont donné une gifle et asséné des coups de poing avant de le trainer par terre. Les forces de sécurité finiront par lui relâcher après qu’il ait été amené devant leur supérieur hiérarchique et après avoir montré sa carte professionnelle de journaliste.
selon les informations en notre possession, trois autres journalistes qui couvraient cette manifestation, dont: Raphael Kasereka et fidèle Imani, respectivement journaliste à Alerte Goma, et Emmanuel PWETO, Journaliste indépendant, ont été malmené et arrêté par la police pour une destination inconnue, témoignent des confrères.
Les habitants de Goma et de Beni dénoncent depuis jeudi “l’inaction” de l’armée congolaise et des Casques bleus face à la résurgence des tueries à répétition attribuées aux ADF dans la région.six manifestants obt été tués début le début des manifestations de protestation dans les villes de Beni, Butembo et Goma.
Huit personnes ont été massacrées dans la nuit de dimanche à lundi à Beni, ont indiqué plusieurs sources. Au total, 77 civils ont été tués depuis le 5 novembre à Beni et ses environs (Nord-Kivu), d’après les dernières statistiques du baromètre sécuritaire du Kivu du Groupe d’Étude du Congo (GEC).

Rédaction

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