Le comité international de la Croix-Rouge CICR a échangé ce jeudi avec la crème intellectuelle de 4 institutions universitaire de la ville de Goma en province du Nord-Kivu, sur les violences sexuelles en droit international humanitaire dans un conflit armé.
C’était au cours d’une conférence débat animée par les éminents professeurs et cadres civilo-militaires de la région en présence du commandant de la 34ème région militaire sous la thématique :”La conduite des hostilités et les violences sexuelles en Droit International Humanitaire (DIH)”.
Le chef de la sous-délégation du CICR au Nord-Kivu M.Kelnor Panglung, a regretté le fait que plusieurs fois les auteurs des violences sexuelles et autres violences commises contre la population n’ont pas été condamnés pour leurs actes pourtant ces violences constituent un crime. C’est pourquoi, le représentant du CICR au Nord-Kivu a révélé que le CICR a formulé des mécanismes pour venir en aide aux victimes de ces violences avec un soutien aux structures de prise en charge. Il a estimé que les étudiants étaient une couche importante pour faire connaître à la population la problématique des violences, l’aspect juridique et les cadres pratique du DIH et DIP pour promouvoir le droit. Il a condamné les stigmatisations faites à l’égard des victimes des violences.
Pour sa part, le commandant de la 34ème région militaire a reconnu que le pays est en guerre mais cela ne pousse pas à la destruction et à la violence. Il a fait savoir que l’armée congolais a connu des avancés qui permettent plus des déviations jadis commises par certains anciens éléments des FARDC. Dans son exposé, le chef des forces armées de la RDC au Nord-Kivu a confronté son auditoire à plusieurs questions sur la problématique de la guerre. Comment devraient se comporter les militaires devant les populations armées? Le général a fait savoir que la RDC a suffisamment des lois qui régissent les militaires dans une situation de guerre, les lois qui entre dans les lignes des DIH.
Il a rassuré que le taux de déviance a baissé au grand nombre dans les rangs des FARDC. C’est pourquoi, il a émis le vœu de voir de telles conférences se tenir dans la partie grand nord de la province pour amener la crème intellectuelle de toute la province à avoir une idée commune sur l’observance des règles et droits humains au sein des forces loyalistes.
Un débat houleux sur les DIH et violences sexuelles a opposé les étudiants au groupe des panelistes composé du professeur Philippe Tunamsifu, Madame claudine Mushobekwa et le lieutenant Nday Saleh conseil juridique à la 34ème région militaire, qui ont à répondre à plusieurs questions.
Gabriel Kashugushu

0 Comments