La société civile du territoire d’Irumu au sud de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, va-t-en-guerre contre l’enrôlement des enfants et/ou mineurs dans les groupes armés locaux opérant dans cette partie de la province.
Le président de cette structure citoyenne l’a dit ce mercredi 16 octobre 2024 dans une communication faite à la presse de Komanda, située à 75 kilomètres au sud de Bunia dans la chefferie de Basili.
« On vient de parler l’exploitation des enfants. Tout enfant n’est pas encore quelqu’un qui peut être adhéré dans un travail incompatible avec l’enfance. C’est-à-dire que dans les groupes armés, on ne veut pas voir la présence des enfants » Pascal Kisezo.
Celui-ci qui qualifie « de crime contre l’humanité », l’adhésion forcée de ces enfants par les milices, responsabilise aussi le P-DDRCS/Ituri pour sa lenteur dans l’effectivité de ce programme initié par le président de la République.
« Notre plaidoyer auprès du P-DDRCS est de rendre effectif le programme qui semble être froid en Ituri, car on ne voit pas des sensibilisations auprès des groupes armés et de la communauté » poursuit-il.
Signalons que pour le cas des enfants enrôlés forcément dans les mouvements armés, la société civile d’Irumu appelle à la bonne foie de leaders armés pour remettre ces mineurs auprès des humanitaires œuvrant dans ce secteur.
La rédaction
Ituri : l’enrôlement forcé des enfants dans les groupes armés condamné à Irumu
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