Des bandits armés ont profité des intempéries de la nuit de mardi 15 à ce mercredi 16 octobre pour commettre une série de cambriolages dans plusieurs villages de la chefferie de Bukumu en territoire de Nyiragongo.
Mambo Kawaya, coordonnateur de la société civile de Nyiragongo, a rapporté que cinq maisons ont été cambriolées dans le village de Buhima, sous la notabilité Sinvumba. Les victimes incluent Kambale Fataki, Claudine Mwenyemali, Benjamin, Maombi Baritima Kiseketi et Kambale Safari.
« La pluie a agi comme un camouflage, permettant aux bandits d’agir sans être repérés », a expliqué Kawaya.
Dans le même temps, trois autres maisons ont été attaquées dans la notabilité de Busambali, également au sein du groupement Munigi.
Par ailleurs, dans le village de Bugamba 2, toujours en chefferie de Bukumu, trois maisons ont été cambriolées lors de la même nuit.
La situation s’est intensifiée dans le groupement Rusayo, où une personne, identifiée comme Muzalendo, a été tuée par des hommes armés.
Les autorités évoquent une insuffisance des éléments de la Police Nationale Congolaise (PNC) et une logistique insuffisante pour faire face à l’insécurité grandissante.
« Les recommandations des réunions de sécurité ne sont pas mises en œuvre, ce qui aggrave la situation », a déploré Mambo Kawaya.
En outre, la persistance de marchés noirs, connus sous le nom de Bwaka, ainsi que la dépendance du territoire de Nyiragongo à la ville de Goma en matière de sécurité, affaiblissent les efforts des services de sécurité locaux.
« Il est urgent de fermer ces maisons de tolérance et d’organiser des patrouilles efficaces », a ajouté Kawaya.
Dans le village de Bushara, une autre attaque a blessé Monsieur KASEREKA KUNAMAMBO, touché par balle au bras par des assaillants. Les habitants expriment une profonde inquiétude face à cette vague de violence, appelant les autorités à prendre des mesures immédiates pour restaurer la sécurité.
« Nous avons besoin de protection, surtout lorsque la pluie devient un allié des bandits », a déclaré l’une des victimes.
Nyiragongo et Goma se qualifient d’avantage comme milieux hostiles à la paix.
La rédaction

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