La cite souffre d’un drainage et d’un système d’égouts inadéquats
Il est vrai que, les inondations pendant la saison des pluies à la troisième frontière de la RD Congo en terme de recettes financières, ne sont pas un phénomène nouveau. Toutefois sans la moindre peine, les habitants des quartiers Congo ya sika, Muvingi, Mwangaza et Vutalevekwa comprennent que ; « après la pluie, c’est le beau temps dit-on ».
Cependant en cité frontalière de Kasindi cet adage est un véritable mensonge à ciel ouvert. Ce proverbe populaire a péri à Lubiriha dans des inondations consécutives et d’importants dégâts matériels à une pluie diluvienne qui emporte tout sur son passage.
Les amateurs de la relation entre le corbeau et le renard
Il s’agit d’un véritable défi de développement ainsi que les signaux de vulnérabilité en situation de crise persistante. Malheureusement, il n’y a pas d’aide publique ni de politique d’assainissement pour y répondre.
Cette situation dramatique se perpétue au rythme de l’inflation de propos taillés sur mesure de la campagne électorale sur l’aménagement du grand collecteur des eaux de ruissellement (familièrement appelé Kifereji) bat son plein et où les promesses frôlent l’overdose, la pluie questionne et fait objet de balance de la responsabilité consciencieuse des acteurs politiques et des tenants de la parcelle du pouvoir public.
Les tenants et les aboutissants
Face à cette situation incompréhensible, l’urbanisation anarchique de la cité frontalière de Kasindi est pointée du doigt. de nombreuses constructions sont bâties dans des zones exposées aux catastrophes naturelles.
Jusqu’à présent la voirie est presque inexistante et aucun schéma d’orientation stratégique de l’agglomération de Kasindi n’est disponible, en dépit de nombreuses élites dirigeantes de la province du Nord-Kivu à l’Est de la République Démocratique du Congo. Cependant, le processus d’urbanisation est stoppé par le conflit foncier à caractère chronique qui persiste entre le parc national des Virunga (PNVI) et le site Congo ya sika.
La prise de position ambiguë
Dans la perspective de procéder à la tentative de justifier ce désagrément, les décideurs mettent en avant l’absence de moyens financiers. Entre-temps, la population est souffrante de délabrements du réseau routier et des maladies infectieuses d’origines hydriques.
Année après année, ce phénomène s’amplifie, et suscite un questionnement sur le niveau de préparation de la population et des autorités du pays pour y faire face. En tous cas, le niveau élevé de précarité s’observe par le fait que les populations affectée par la catastrophe naturelle utilisent des moyens rudimentaires comme les sacs et des sachets plastiques contenant de la boue, pour se protéger d’une inondation et d’autres choisissent de s’abriter dans les quartiers environnants. Les personnes de bonne volonté peuvent faire preuve de générosité et de charité envers les victimes de l’intention républicaine face à cette catastrophe naturelle.
PAUL ZAÏDI
Beni : après la pluie c’est le rendez-vous des cris et des pleurs incessants à la frontière de Kasindi (Billet de PAUL ZAÏDI)
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