Ituri : des autorités judiciaires et pénitentiaires outillées sur les pratiques de désengorgement de la prison de Bunia par le CICR

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Peut-être le désengorgement toque à la porte de la prison centrale de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri au nord-est de la République Démocratique du Congo. Des autorités judiciaires et pénitentiaires viennent d’être outillées sur les notions ayant trait aux bonnes pratiques de désengorgement de cette maison carcérale dans un seminaire organisé par le comité international de la Croix Rouge CICR du 25 au 27 septembre 2024.

Les 20 personnes participantes dont les juges et magistrats de toutes les deux juridictions civiles et militaires entre autre la cour d’appel et l’auditorat militaire sont celles-là qui étaient à l’école du savoir au côté du personnel de la prison. D’après le colonel Camille Nzonzi, directeur de cette maison d’éducation, des mécanismes ont été mises en place pour lutter contre le surpeuplement de la prison centrale car au lieu de 500 détenus comme prévu, cette prison en contient plus de 2000 à ce jour.

Ce dernier, ayant parlé au nom des participants, révèle que malgré des mécanismes mis en place, un certain nombre des crimes ne seront pas pris en compte lors du désengorgement ou mieux libération des détenus. Il s’agit notamment des infractions de sang, de participation au mouvement insurrectionnel, de crime contre l’humanité et de guerre.

Mais pour ce qui seront éligibles à la libération conditionnelle, insiste cet officier de l’armée, seuls ce qui auront déjà purgé 1/4 de condamnation seront mis en avant plan.

« L’activité qu’on a eu à avoir pendant 3 jours concerne aussi désengorger la prison parce que nous avons une population carcérale élevée par rapport à la capacité d’accueil. Donc, il y a eu des mécanismes qu’on a eu à mettre en place parce qu’on a convoqué tous les acteurs de la chaîne pénale de parquet, tribunal, auditorat et puis la prison. Ceci pour qu’on ait un peu comment converger nos efforts par rapport à la bonne pratique pour qu’on puisse désengorger la prison centrale de Bunia » renseigne le colonel Camille Nzonzi, directeur de cette maison d’éducation.

Dans son mot de clôture de ce séminaire, le chef du CICR sous-délégation de Bunia a promis le soutien de cette organisation dans toutes les démarches tendant à améliorer le respect des conditions judiciaires des détenus ou prisonniers. Frederik Sostheim sollicite des participants, la mise en pratique des notions apprises.

« Les échanges et les conclusions dégagées de ce séminaire nous ont permis de mieux comprendre le rôle des magistrats dans le respect des garanties judiciaires des personnes privées de liberté, mais aussi les défis auxquels vous faites face dans l’exercice de vos fonctions de gardien du droit et les différentes pistes de réflexion possibles. Le CICR continuera, dans la mesure du possible, de vous soutenir dans cet effort afin de faire améliorer le respect des garanties judiciaires des personnes privées de liberté » a-t-il promis.

Notons que ce séminaire organisé par le CICR s’inscrit dans le pilier protection des personnes privées de liberté de cette organisation, principalement celles de Bunia.

Nickson Manzekele

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