Goma : Mugunga et Ndosho, encore « torpillés » par des bandits armés

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La société civile Force vive de la commune de Karisimbi, à Goma, tire la sonnette d’alarme suite à une série d’incidents violents survenus dans le quartier de Ndosho, les 21 et 22 septembre 2024. Ces événements, attribués à des présumés membres des Wazalendo, soulèvent de vives inquiétudes concernant la sécurité dans la région.

Le 21 septembre, aux alentours de 19h15, plusieurs coups de feu ont été tirés sur l’avenue Maman Élisabeth, semant la panique parmi les habitants.

Dans la foulée, un jeune vendeur de téléphones, identifié comme Bin One, a été enlevé dans des circonstances troublantes. Peu après, vers 21h, un autre jeune, Faustin, a été abattu par des bandits armés alors qu’il rentrait chez lui, victime d’un braquage qui visait également d’autres citoyens.

Les violences ne se sont pas arrêtées là. Des cambriolages ont été signalés dans plusieurs quartiers, notamment autour de la limite entre Ndosho et Mugunga, et ce, dans la nuit du 19 au 21 septembre.

Face à cette montée de l’insécurité, la société civile de Karisimbi appelle les autorités urbaines à agir rapidement. Les revendications incluent :

  1. La libération immédiate de BIN ONE.
  2. L’interdiction de la circulation des hommes en uniforme militaire ou policier à moto.
  3. Un redéploiement des policiers pour renforcer la sécurité dans les quartiers plutôt qu’aux carrefours.
  4. La mise en place de contrôles rigoureux sur les mouvements de militaires dans la ville.
  5. La clôture du camp militaire de Katindo pour un meilleur contrôle des entrées et sorties.

La société civile exhorte également les habitants de Goma à collaborer avec les forces de sécurité en signalant tout comportement suspect. Dans un contexte d’état de siège, où la gestion de la sécurité repose majoritairement sur les militaires et policiers, la vigilance collective est essentielle.

La situation à Goma nécessite une attention urgente des autoritésg afin de restaurer la sécurité et la confiance au sein des communautés locales.

La rédaction

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