Ces derniers temps dans les coins mouvementés de la cité frontalière de Kasindi, les adolescents qui s’habillent aux styles américains et ayant de plus en plus d’intérêt pour des marques des grandes stars à l’échelle du continent de l’oncle Sam, sont tellement visibles.
Inspirés de multiples cultures loin de l’Afrique, ces jeunes majoritairement en provenance de la ville cosmopolite de Beni à environ 90 kilomètres de Kasindi-Lubiriha, ne laissent pas indifférent le public à chaque sortie en groupe dominée par une démarche de la farce au rythme du rap (Hip hop), et également en zigzag.
“Dis-moi comment tu t’habilles, je te dirai qui tu es ! En effet, la tradition veut que l’on s’habille en fonction de circonstances et des conditions socio-religieuses”, a indiqué M. Muhindo Kalinda l’un des vieux sage de cette partie du secteur de Ruwenzori.
Bien que les observateurs avertis alertent sur la dépravation des mœurs par rapport à la tradition congolaise, ces jeunes appelés “Américains perdus en Afrique” sont désormais utilisés par les industries locales destinées à la production des boissons alcoolisées et des stimulants sexuels. Certains parmi eux affirment être en mesure de trouver le pain au vécu quotidien et de nouer les deux bouts du mois, suite à cette fonctionnalité du marketing à ciel ouvert.
Ce phénomène a tiré son origine il y a quelques jours à Butembo, une importante ville du grand Nord-Kivu où s’effectuent plusieurs échanges commerciaux des produits manufacturés importés dans les pays de l’Afrique de l’Est.
Paul Zaïdi

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