Mopati Mikasi Ebende, soldat de 2ème classe dans le régiment FARDC affecté à Rusayu en territoire de Nyiragongo, a été condamné à la peine de mort par le tribunal militaire de garnison de Goma, au cours d’une audience foraine organisée ce mardi 15 août 2023 à Sake, dans le groupement Kamuronza, en territoire de Masisi.
Ce militaire a été reconnu coupable de toutes les infractions portées à sa charge, il s’agit du meurtre commis sur un motard à Mubambiro pour faciliter le vol, vol à main armée de la moto du défunt et violation des consignes, étant donné qu’il avait quitté son entité d’affection sans l’autorisation de sa hiérarchie.
« Le tribunal militaire de garnison de Goma, à la majorité de voix des membres de sa composition condamne le prévenu à la peine de mort au meurtre commis pour faciliter le vol, à peine de mort pour vol à main armée, à la peine de mort pour violation des consignes dans une province sous état de siège. Faisant application de l’article 7 du code pénal militaire prononce l’unique peine la plus forte soit celle de la peine de mort et confirme sa détention», a indiqué le Major magistrat Amsini Lazar, lors de la lacture de la peine.
Le tribunal l’a également condamné de verser une somme de 25000$ en guise de dommage et intérêt à la partie civile Kamunda ( famille de la victime) et 5.000$ à Ombeni, propriétaire de la moto.

Cette audience a été saluée par la population venue nombreuse pour y assister, c’est le cas de Maisha Lubungo Esaï, président de la jeunesse de Kingi, village dont est originaire la victime, qui pense que ce genre d’audiences «pédagogiques» est un signal fort à tous les militaires qui se distinguent dans la tracasserie et meurtre des civils.
En rappel, samedi 12 août dernier, monsieur Olivier Kamundu, habitant de Kingi (groupement Kamuronza) et motard de profession, avait été froidement abattu par le soldat Mopati Mikasi Ebende, dans le but de lui ravir sa moto, à en croire les conclusions du tribunal militaire de garnison de Goma. Cette situation, avait même été à la base d’une vive tension à Sake, suite aux manifestations de colère des motards après l’arrestation le lendemain du militaire condamné, qui se baladait sur la moto du défunt.
Depuis maintenant quelques mois, une insécurité grandissante, dont des tracasseries et cas de meurtre, sont signalés dans le groupement Kamuronza. Bien que les auteurs demeurent inconnus, certains analystes affirment qu’au-delà des bandits ordinaires, les forces de sécurité ont également une grande part à jouer.
La rédaction

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