Ituri : Dimanche 12 février ! 11 morts à Mungbwalu, 8 près de Mbidjo, 12 à Irumu et 3 à Mambasa, est-ce qu’un message au processus d’enrôlement ? Silence du gouvernement déploré ! (Dossier)

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En tout cas, l’Ituri devient de plus en plus presqu’un mouroir à ce jour, approchant la période d’enrôlement et de l’identification des électeurs.

Pour la seule journée du dimanche 12 février 2023, l’on a dénombré 4 attaques dans trois différents territoires de la province avec au-moins une trentaine de morts.

En territoire de Djugu

Ici deux attaques ont été signalées dont l’une matinalement par la CODECO qui a tué 8 civils et pillé plusieurs biens de la population ansi que des chèvre dans trois villages du groupement Dhego de la chefferie de Bahema Badjere près de Mbidjo en territoire de Djugu.

Le président de la société civile locale qui a livré l’information à la presse, a précisé que les victimes après être tuées par arme à feu ont été découpées à la machette et que les auteurs ont pris la destination du village Damas dans la chefferie de Mabendi. Outre ce bilan, au-moins plus de 360 maisons de la population ont été incendiées par ces descendants de Caïn dans ces trois villages du groupement Dhego.

L’autre attaque ayant causé mort d’hommes à Djugu est celle des hommes armés non autrement identifiés qui ont criblé les balles à une dizaine de civils en commune rurale de Mungbwalu, situé à 85 kilomètres de Bunia. Les sources de la société civile et des journalistes dans la zone avancent un bilan de près de 11 morts et une dizaine de civils blessés par ces personnes qui courent encore dans la nature.

En Irumu

Ce sont des présumés rebelles ADF ont de nouveau dans endeuillé les villages Mambelenga précisément à Kalemi et Otomaber précisément à Apakolu, tous de la chefferie de Walese Vonkutu, précise la convention pour le respect des droits de l’homme CRDH, antenne d’Irumu.

Ici, l’on parle de 12 morts dont 7 dans les forêts de Mambelenga et 5 autres dans les forêts situées à l’ouest d’Otomaber. À en croire, Christophe Munyanderu, coordonnateur de la convention pour le respect des droits de l’homme, parmi les victimes figure 2 femmes dont une pygmée qui était enceinte.

Celui-ci qui va en guerre contre le gouvernement congolais, rappelle à ce dernier sa mission de défendre l’intégralité territoriale car pense-t-il je cite ” il y a une sorte de négligence des autorités militaires dans l’insécurité d’Irumu, précisément de la chefferie de Walese Vonkutu ” fin de citation.

En territoire de Mambasa

Il s’est agit dans cette partie sud-ouest de Bunia, chef-lieu de province, d’hommes armés aussi inconnus comme ceux de Mungbwalu, qui ont fait incursion dans le site minier, la nuit du samedi au dimanche 12 février 2023, en groupement Bavabete, chefferie des Bandaka.

La société civile de Bafwambaya qui a livré la nouvelle le dimanche 12 février 2023 parle de 3 personnes tuées lors de cette attaque dont deux militaires FARDC qui sont tombés sur le champs d’honneur pendant qu’ils empêchaient le pillage que les hors la loi faisaient. Engamenza Abalipate Gisha invite ainsi la population à collaborer avec l’armée pour mettre fin à cette pratique qui prend de l’ampleur dans la zone.

Est-ce qu’un message fort au processus d’enrôlement ?

Plusieurs internautes disent que toutes les attaques armées doivent interpeller les responsables de la CENI/Ituri car étant un mauvais signe à ce processus.

Pour certains d’entre eux, que la CENI ne puisse pas s’hasarder à envoyer les enfants d’autrui dans les zones en proie à l’insécurité pour procéder à l’enrôlement des civils. C’est le cas de la convention pour le respect des droits de l’homme CRDH antenne d’Irumu.

” Vont-ils enrôler des morts dans la chefferie de Walese Vonkutu au sud de Komanda ? ” s’interroge Christophe Munyanderu, coordonnateur de la CRDH.

Réactions et silence du gouvernement déploré

Un député du Nord-Kivu s’inquiète du silence du gouvernement et parle d’un abandon des habitants de l’Est particulièrement ceux de Beni, Irumu et Djugu par l’État Congolais.

” La population se sent abandonnée par le gouvernement Central, personne n’en parle et aucune disposition urgente pour mettre fin aux massacres à Irumu, Beni et Djugu. C’est un genocide sous vos barbes ” déplore cet élu du Nord-Kivu dans un message devenu viral sur les réseaux sociaux.

Une autre réaction au silence du gouvernement est celle de la société civile de Mungbwalu et environs, qui veut voir cette fois-ci les auteurs de la fusillade d’une dizaine de civils à Mungbwalu.

Jusqu’à présent aucune communication de la part des autorités n’est attendue mais plusieurs tentatives pour avoir leurs messages soit d’éclaircissement de faits, soit de condoléances ou encore d’identité des auteurs pour certaines attaques.

Nickson Manzekele depuis Bunia

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