RDC : Le clientélisme de la politique Européenne et des USA ravive le M23 et bloque l’EAC (mise au point société civile)

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“La société civile constate malheureusement que l’EAC est en train de jouer peut-être le jeu du M 23 parce que, depuis que les forces Kenyannes sont sur le sol congolais, les avancées sont absents au rendez-vous du processus de la pacification à l’Est de la RD Congo. Alors que, les missions de l’EAC sont tellement différents à celles de la MONUSCO que nous sommes en train de chasser”, indique Marrion Ngavho Kambale Président de la société civile de Goma au Nord-Kivu.

Selon cette structure sociétale qui défend les droits des citoyens congolais, l’EAC devrait se soumettre aux caractéristiques impératives d’une mission d’urgence aux côtés des forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), pour récupérer les zones opérationnelles sous contrôle illicite par les rebelles du mouvement du 23 mars (M23) avec l’extrême complicité du régime de Kigali sous le règne obscur de Paul Kagame.

Mais aussi, faciliter le retour des populations en situation de placement dans leurs entités pour vaguer librement aux occupations champêtres, éducatives, commerciales, religieuses etc…

La société civile coordination urbaine de Goma, craint que, la force de l’EAC puisse se comporter comme la fameuse MONUSCO.

“Nous voyons les forces Kenyannes de l’EAC circulée en ville touristique de Goma, logées dans des hôtels de haute facture (VIP), au même moment ils disent que les M23 ont quitté Kibumba, on les retrouves aux environs du Rwanda. Pendant qu’ils créent une zone tampon vers Rumangabo, on cible les M23 à Katale une zone opérationnelle où, ils ont installé le bureau administratif. Ces derniers continuent à conquérir plusieurs agglomérations stratégiques telle que ; Bwito et Nyamilim”, a-t-il ajouté.

Un ultimatum est préconisé pour la matérialisation d’une force frappante et non complaisante.

“Les populations civiles de Rumangabo, de Goma, de Kiwanja, de Rutshuru, de Nyiragongo en particulier, et du Nord-Kivu en général entendent la date butoire du 15 janvier selon le communiqué de Lwanda, si réellement les M23 ne seront pas retirés de Sabinyo tel qu’il est écrit, si la route n’est pas ouverte, s’ils continuent à conquérir d’autres villages, nous allons poser les actions des grandes envergures pour montrer à la face du monde que, la population se libère” chute-t-il.

Cette prise de position est nécessairement motivée par la souffrance socio-économique et humanitaire que traverse les congolais de l’espace Est. Et que jusqu’à la preuve du contraire, les dialogues amorcés sont improductifs.

Alors que, la République Démocratique du Congo est inscrite sur le droit chemin d’améliorer le bien être de son peuple malheureusement, elle est coincée par les politiques européennes et des États-Unis d’Amérique.

Pendant ce temps, le gouvernement congolais est appelé à potentialiser d’avantage les stratégies des offensives. Et la population civile a redynamiser le lien d’étroites collaborations avec les forces régulières de la RDC (mariage civilo-militaire), pour stopper l’aventure terroriste des groupes armés locaux et étrangers très souvent manipulés par une main noire pour favoriser l’exploitation illégale des ressources minières du pays.

Rappelons-le, le Kenya a déployé ses troupes dans l’est de la République démocratique du Congo dans le cadre de la force régionale des communautés des É
Etats d’Afrique de l’Est (EAC), avec l’objectif de combattre la centaine de groupes armés terrifiants la partie orientale du pays.

Et aussi, le pays de Yoweri Kaguta Museveni combat conjointement depuis près d’une année aux côtés des troupes congolaises dans l’opération “Shuka” au Nord-Kivu et en Ituri, contre les rebelles des Forces démocratiques alliés (ADF/MTM), groupe terroriste d’origine ougandaise.

Et également, les troupes burundaises ont été déployées depuis mi-août 2022 dans la province du Sud-Kivu.

PAUL ZAÏDI

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