Une vive tension a été perceptible mardi 20 décembre 2022 à Kitshanga, une agglomération de la chefferie des Bashali en territoire de Masisi au Nord-Kivu. À la base, les mouvements citoyens, le conseil local de la jeunesse et la société civile disent non au déploiement des casques bleus indiens dans cette cité, et à Nyanzale, dans le territoire voisin de Rutshuru.
Ces structures soupçonnent ces casques bleus d’être en connivence avec les rebelles du M23. Ayant appris sur le déploiement, en cours mardi matin, de ces éléments de la Monusco, un sit-in a été organisé à Kitshanga.
« Nous avons organisé un sit-in pour empêcher à ce que le contingent indien de la Monusco puisse rejoindre sa base de Nyanzale, nous avons constaté que les casques bleus indiens sont souvent en connivence avec les rebelles du M23, et partout où le M23 était entrain de récupérer, c’était en présence de ce contingent, alors nous avons été informé qu’ils voulaient rejoindre la base de Kitshanga, nous avons alerté les autorités de la Monusco pour leur dire que nous ne voulons de leur présence ici, après quelques jours ils ont changé, ils ont dit qu’ils vont partir maintenant à Nyanzale », précise Fidèle Kyalukundi, l’un des communicateurs de la Lucha à Kitshanga.

Et de poursuivre : « nous avons appris qu’ils étaient en route depuis 4h pour rejoindre ce milieu et c’est là que nous sommes descendus dans la rue pour leur demander de rebrousser chemin et heureusement ils sont retournés vers Goma d’où ils sont venus ».
Rappelons que la situation sécuritaire n’est pas à sa meilleure forme dans la chefferie des Bashali, suite aux affrontements sporadiques qui interviennent entre les forces armées congolaises et les rebelles du M23 dans les agglomérations voisines du territoire de Rutshuru.
Toutes nos tentatives pour joindre un responsable de la Monusco, à ce sujet, sont restées vaines. Toutefois, nous pourrions y revenir en cas d’un avis favorable d’audience.
Jérémie Kabali

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