l’Union Congolaise des femmes des médias (UCOFEM) a réuni les parties prenantes au processus électoral notamment les membres de la société civile, les opérateurs politiques et les chevaliers de la plume dans une table ce vendredi 28 octobre 2022.
Pour la coordonnatrice de l’Ucofem Florence Kavira, cette table ronde avait comme objectif principal, contribuer à la mobilisation des différentes couches de la population pour assurer leur participation effective aux futures élections.
« La nouvelle loi électorale comporte plusieurs innovations qui touchent plus généralement à la transparence des opérations de vote, aux modes des scrutins et à la certification des résultats qui participent à l’amélioration du système électoral. Malheureusement à une année de la ténue des élections, cette loi ainsi que les innovations qu’elle porte, demeurent toujours inconnues de la majorité de la population RDCongolaise et Nord-Kivucienne en particulier », a-t-elle dit.
Et d’ajouter :
« En outre, il est important de signaler que dans les prochains mois, la CENI compte lancer les opérations d’enrôlement des électeurs en vue de constituer le fichier électoral. Ces opérations sont d’une importance capitale, elles permettent d’identifier les personnes qui vont participer aux scrutins comme électeurs et de fixer les nombres des sièges par circonscription. La table ronde d’aujourd’hui est une occasion offertes pour échanger non seulement sur les innovations de la nouvelle loi électorale mais aussi sur l’importance de l’enrôlement des électeurs ».
Sur l’importance de l’opération d’identification et d’enrôlement des électeurs, le représentant de la CENI présent dans cette assise a tenu à préciser que cette opération permet au citoyen d’envoyer le droit de s’exprimer sur l’avenir du pays.
L’acteur politique Patrick Mundeke a de son côté encouragé les participants d’aller aux élections avec une bonne compréhension de recevabilité et de la représentativité.
« En ce qui concerne le seuil de recevabilité, aujourd’hui les petits partis politiques qui ne peuvent pas avoir un des candidats un peu partout sur le territoire national, ne participeront pas au processus électoral (…). Le sueil de représentativité, le suffrage exprimé doit correspondre au minimum à 1% à ceux qui sont à la députation nationale. Donc, la conséquence logique veut à ce que les gens soient dans les grands partis politiques et sachent se choisir des colistier », a-t-il dit tout en encourageant la participation de la femme à laquelle la loi a donnée l’avantage.
Pour sa part, Chantal Faida, Coordinatrice nationale d’UWEMA ASBL a plaidé pour la prise en compte des outils qui peuvent aider à la sensibilisation pour l’enrôlement des électeurs avec une approche inclusive.
Cette leader féminine de la ville de Goma a émis le vœu de voir la CENI et les autres parties prenantes aux élections, formuler des stratégies spécifiques en faveur des femmes, jeunes et personnes vivants avec handicap et autres personnes vulnérables.
Pour mémoire, depuis le mois de juin dernier, une nouvelle loi électorale a été promulguée par le Président de la république en prélude des élections prévues en 2023 en République Démocratique du Congo, une étape importante dans l’avancement du processus électoral déjà en cours. La commission Electorale Nationale Indépendante annonce déjà pour bientôt le démarrage de l’étape d’identification et d’enregistrement des électeurs.
La rédaction

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